Mars 2011    Imprimer cet article
 

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Travaux géoscientifiques au Québec au cours de l'été 2011

Sylvain Lacroix, Charles Maurice et Jean-Yves Labbé
Bureau de l'exploration géologique du Québec

Le Bureau de l’exploration géologique du Québec (BEGQ) est chargé de l’acquisition et du traitement des connaissances géoscientifiques sur l’ensemble du territoire québécois. La diffusion de ces données et de ces connaissances a pour but de promouvoir le potentiel minéral des différentes régions, dans une perspective de développement durable. Au cours de l’été 2011, le BEGQ prévoit mener douze projets au Québec.


Grâce au Fonds du patrimoine minier mis en place à la suite du dévoilement de la Stratégie minérale en 2009, le budget disponible pour la réalisation d’activités d’acquisition et de traitement des connaissances géoscientifiques s’élève à 12 M$ en 2011-2012. Une somme additionnelle de 300 000 $ sera également rendue disponible à la suite de la conclusion d’une entente pluriannuelle avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), afin de réaliser la cartographie des dépôts quaternaires dans les secteurs ciblés par le Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du Québec municipalisé.

Les douze projets d’acquisition de nouvelles connaissances géoscientifiques prévus au cours de l’été comprennent six inventaires géologiques, quatre inventaires sur le quaternaire, un inventaire géochimique et un inventaire géophysique.

Inventaires géologiques

Cinq inventaires géologiques s’inscrivent dans le cadre d’un vaste programme d’acquisition de connaissances géoscientifiques multidisciplinaires qui a pour but de stimuler l’exploration dans le Nord québécois.

Le projet Churchill–Kuujjuaq (n° 1), couvrant les secteur situés au nord et à l’est de Kuujjuaq, représente le début d’une deuxième phase de cartographie à l’échelle de 1/250 000 du sud-est de la Province géologique de Churchill. La première phase de cartographie à l’échelle de 1/50 000 de cette Province a été réalisée en 2009-2010 et 2010-2011 à l’est de Schefferville.

Le projet Baie James–Lac Nochet (n° 2) consiste en un levé à l’échelle de 1/50 000 de la Sous-province de La Grande, au nord de la Sous-province d’Opinaca. Ce levé représente la continuité vers l’est du projet de cartographie amorcé au cours des deux dernières années près du réservoir La Grande 3.

Le projet Grenville-Tétépisca (n° 3) consiste en un nouveau projet de cartographie à l’échelle de 1/50 000 des unités de paragneiss, de quartzite et d’amphibolite ceinturant le réservoir Manicouagan, dans la Province de Grenville. Il consiste en la poursuite vers le sud-ouest de l’inventaire géologique de la région du lac du Milieu effectué l’an dernier.

Deux inventaires géologiques auront également lieu dans les régions de Matagami (n° 4) et de Chapais-Chibougamau (n° 5). Ces deux projets consistent en des levés à l’échelle de 1/20 000 et visent à produire des synthèses de deux importants camps miniers de la Sous-province géologique de l’Abitibi.

Finalement, le secteur au nord-est de Sherbrooke (n° 6) dans les Appalaches fera l’objet de travaux de cartographie et de compilation dans le cadre d’une entente de partenariat avec l’Université du Québec à Montréal.

Inventaires sur le Quaternaire

Trois projets (nos 7, 8, 9) de cartographie à l’échelle de 1/50 000 des dépôts quaternaires cibleront les régions de la Montérégie, de Québec et de l’Outaouais. Le projet n° 7 qui en est à sa deuxième année sera réalisé entièrement à l’interne au BEGQ, tandis que les projets nos 8 et 9 débuteront cet été et seront respectivement réalisés en collaboration avec l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Rappelons que ces projets ont pour but d’appuyer le Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du Québec du MDDEP dans le Québec méridional.

De plus, la communauté de Salluit bénéficiera de l’expertise de deux géologues du BEGQ (n° 10). Leur intervention consistera à évaluer la disponibilité de nouvelles ressources en granulats à proximité de Salluit pour combler les besoins pressants de cette région où on observe une fonte accélérée du pergélisol qui menace les infrastructures. Cette intervention fait suite à une demande du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire qui a également été appuyée par l’Administration régionale Kativik.

Inventaires géochimiques et géophysiques

La mise à jour des bases de données sur la géochimie des sédiments de fond de lac du Québec, amorcée en 2007, se poursuivra en 2011-2012. Ainsi, le projet n° 11 consiste en un levé d’échantillonnage de ces sédiments dans le secteur couvrant la péninsule de l’Ungava au nord du 61e degré de latitude. Celui-ci a pour but de poursuivre vers le nord la couverture géochimique réalisée en 1997-1998 dans le cadre du Programme Grand Nord.

Le projet no 12 consiste en un levé magnétique et spectrométrique aéroporté situé directement au sud de Kuujjuaq. Celui-ci constitue la première phase d’un projet géophysique de plusieurs années entrepris par le BEGQ afin de fournir une couverture géophysique de la Fosse du Labrador équivalente à celle réalisée au cours des dernières années dans la région à l’est de la baie James. Ce projet fait suite au  levé aéromagnétique réalisé l’an dernier à l’ouest de Kuujjuaq par la Commission géologique du Canada dans le cadre du projet GEM (Géocartographie de l’énergie et des minéraux).

Cibles d’exploration

Les nouvelles données géoscientifiques, qui seront acquises à l’été 2011, devraient permettre d’identifier de nouvelles cibles d’exploration. La plupart de celles-ci seront dévoilées lors de Québec Exploration 2011 comme cela a été le cas ces trois dernières années (PRO 2008-05, PRO 2009-07, PRO 2010-05).

D’autres cibles d’exploration sont présentées dans divers documents de promotion publiés par le MRNF. Plusieurs sont d’ailleurs accessibles à la fois sur GESTIM et sur le site Web du Ministère aux pages Documents de promotion (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/publications/publications-promotion.jsp) et Cartes minières (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/publications/publications-cartes.jsp) .


Le lithium au Québec :
les projets miniers d'actualité

Denis Raymond, ing.
Direction générale du développement de l'industrie minérale
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

Contexte

Le lithium est l’élément chimique solide le plus léger. À l’état pur, c’est un métal mou, de couleur blanc argenté, qui se ternit et s’oxyde très rapidement au contact de l'air et de l'eau. Il appartient au groupe des métaux alcalins.

La production de lithium se fait majoritairement à partir de saumures enrichies de chlorure de lithium (Chili, Argentine, Chine et États-Unis). Les coûts de production des saumures sont généralement inférieurs à ceux des mines qui exploitent des pegmatites et des granites à spodumène.

Plus de 150 produits contenant du lithium sont utilisés commercialement. Plus de la moitié de la production mondiale de lithium est utilisée dans la fabrication de céramiques, de verres et d’accumulateurs électriques. Dans les prochaines années, les batteries d’accumulateurs devraient représenter la principale utilisation du lithium. Le principal produit de l’activité minière est le carbonate de lithium (Li2CO3). Ce produit entre dans le processus de fabrication des composantes comme celles des accumulateurs où ce métal n’a pas encore de substitut économique. Le prix du carbonate de lithium est actuellement de 4 500 à 5 500 $ US/tonne.

Au Québec, plusieurs projets miniers en activité visent le marché du carbonate de lithium pour l’industrie de l’automobile électrique. Actuellement, le Québec ne produit pas de carbonate de lithium. Toutefois, des entreprises de la région de Boucherville transforment ce produit en composantes pour des accumulateurs ou fabriquent des batteries d’accumulateurs pour divers types de véhicules hybrides et électriques. Le carbonate de lithium provient du marché mondial.

Principaux projets miniers de lithium au Québec


Au Québec, le lithium se trouve dans des pegmatites et des granites. Il est associé surtout à du spodumène, un silicate d’aluminium (LiAl(Si2O6)) contenant jusqu’à 8 % d’oxyde de lithium (Li2O). Le spodumène peut être séparé de sa gangue (quartz, feldspaths, micas) par concassage et broyage puis concentré par flottation. Le minerai titrant entre 1 et 3 % Li2O peut ainsi être concentré à environ 6 à 7,25 % Li2O. L’extraction du minerai à ciel ouvert est la méthode d’exploitation privilégiée pour des raisons économiques.

Les principaux projets miniers sont situés en Abitibi, au nord de Chibougamau et dans le secteur Eastmain-Nemiscau à la Baie-James. Ils sont associés à des indices minéralisés en spodumène découverts surtout dans les années 1940 à 1960. De plus, pratiquement tous les indices minéralisés de pegmatites contenant des minéraux de lithium font l’objet de travaux d’exploration par diverses compagnies. Ces activités d’exploration pourraient mener à de nouvelles découvertes. Le tableau, « Ressources minérales, projets de lithium au Québec », présente un comparatif des projets parmi les plus actifs.

Ressources minérales, projets de lithium au Québec

Projet

Compagnie

Étape
en cours

Ressources

Tonnage
(M t)

Teneur
(% Li20)

Teneur de
coupure
(% Li20)

Date

Québec Lithium

Canada Lithium

Mise
en valeur
(faisabilité)

Mesurées et
indiquées

29,29

1,19

0,8

05-2011

Présumées

20,93

1,15

Authier

Glen Eagle

Exploration
Mise en valeur

Indiqués

4,16

1,04

0,8

03-2011

Présumées

2,29

1,00

James Bay

Lithium One / Galaxy Res

Mise
en valeur
(préfaisabilité)

Mesurées et
indiquées

11,75

1,30

0,75

12-2010

Présumées

10,47

1,20

Whabouchi

Exploration Nemaska

Mise
en valeur
(préfaisabilité)

Mesurées et
indiquées

25,08

1,54

0,4

06-2011

Présumées

4,40

1,51

Rose

Corporation Éléments Critiques

Exploration
Mise en valeur

Mesurées et
indiquées

11,43

1,34

0,75

01-2011

Présumées

2,17

1,27

Moblan West

Perilya Canada /
Investissement
Québec

Exploration
Mise en valeur

Présumées

5,34

1,51

0,43

12-2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les projets miniers en Abitibi

Les projets de lithium en Abitibi ont l’avantage de disposer de bonnes infrastructures, de main-d’œuvre et de services miniers qualifiés. Ils sont assez près des marchés des États-Unis, de la Chine, de l’Asie et de l’Europe.

Près de La Corne, à 60 km au nord-ouest de Val-d'Or, Canada Lithium travaille depuis 2008 au projet de lithium le plus avancé au Québec, le projet Québec Lithium. Historiquement, une mine souterraine (mine Québec Lithium), un concentrateur et une usine de transformation de carbonate de lithium ont été en activité de 1955 à 1965 sur ce site. Une conjoncture économique défavorable avait alors entraîné sa fermeture.


Une exploitation à ciel ouvert est maintenant envisagée à partir de nouvelles ressources minérales délimitées à proximité des anciennes galeries de mine. Les ressources minérales mesurées et indiquées dépassent 29 millions de tonnes. La teneur du minerai est de 1,19 % Li2O. Une révision des réserves minérales et une mise à jour de l’étude de faisabilité sont en cours. Un concentrateur traitant un million de tonnes de minerai par année et une usine de 20 000 tonnes de carbonate de lithium de haute pureté (à 99,5 %+ Li2CO3) sont prévus au projet. Celui-ci, évalué à 202 M$, vise surtout le marché des accumulateurs pour automobile. Il pourrait fournir environ 20 % de la production mondiale actuelle. La construction est prévue à l’automne 2011 et la production, en 2013 pour 15 à 30 ans.

À 30 km à l’ouest du projet Québec Lithium, Glen Eagle Resources (Glen Eagle) travaille à mettre en valeur le projet Authier. Ce même site minier avait atteint l’étape de la préfaisabilité en 1999 avant d’être abandonné. Glen Eagle a délimité une ressource minérale indiquée de 4,1 millions de tonnes d’une teneur de 1,04 % Li2O. La compagnie compte augmenter les ressources, réaliser des essais métallurgiques et une étude environnementale d’avant-projet et a commandé une étude de faisabilité.

Les projets miniers dans le secteur de la ceinture Frotet-Evans
(Nord de Chibougamau)


À environ 100 km de Chibougamau et à proximité de la route du nord, deux projets miniers retiennent l’attention, le projet Moblan Ouest et le projet Sirmac.

Pour le projet Moblan Ouest de Perilya Canada et Investissement Québec, de l’échantillonnage et du forage systématique en 2009 et 2010 mèneront à une nouvelle estimation des ressources minérales. Celles-ci étaient établies à 5,3 millions de tonnes à 1,51 % Li2O en 2008. Elles sont associées à un dyke de pegmatite à spodumène de 40 m d’épaisseur. Les conclusions et les recommandations d’essais métallurgiques et d’études techniques de préfaisabilité sont attendues.

Plus à l’ouest, le projet Sirmac d’Exploration Nemaska est à l’étape de l’exploration systématique par décapages, rainurages et forages. Ces travaux prévus en 2011 pourront servir à un calcul de ressources minérales.

Les projets miniers dans le secteur Eastmain-Nemaska

À la Baie-James, trois projets sont à l’étape de la mise en valeur. Ils montrent chacun des ressources mesurées et indiquées de plus de 10 millions de tonnes de minerai à des teneurs de 1,2 à 1,6 % Li2O (tableau 1). Ils bénéficient des infrastructures reliées aux développements hydroélectriques (route, camps, aéroports, sous-station électrique et lignes électriques). Ces projets sont régis par la Convention de la Baie-James et du Nord Québécois (CBJNQ).

Le projet James Bay de Lithium One et Galaxy Resources correspond au gîte découvert en 1964 par le prospecteur Jean Cyr. Il est situé à 380 km au nord de Matagami le long de la route de la Baie-James. Depuis 2008, de nombreux travaux d’exploration et de forage ont permis de délimiter des ressources minérales. Le projet fera l’objet d’une étude de faisabilité d’ici 2013, sous la responsabilité de Galaxy Resources. Galaxy vient de démarrer une mine de spodumène en Australie et termine la construction d’une usine de carbonate de lithium en Chine. Les paramètres techniques et économiques et l’ingénierie de ces projets pourraient être appliqués au projet James Bay.

À 40 km au nord du village cri de Nemaska, Corporation Éléments Critiques (CEC) travaille depuis la fin de 2009 à mettre en valeur le gîte de lithium Rose (spodumène et lépidolite) qui contient aussi des minéraux de tantale, de béryllium et de gallium. L’indice minéralisé était connu depuis 1961. À la suite de forages récents, les ressources minérales seront révisées. Des essais métallurgiques et une étude environnementale de base sont en cours. Une étude présentant les divers scénarios d’exploitation est attendue à l’automne 2011 puis une étude de faisabilité à l’automne 2012. En plus du lithium, le tantale pourrait être exploité. CEC poursuit des travaux d’exploration sur d’autres indices de pegmatites à spodumène de sa propriété.

Enfin, le projet Whabouchi d’Exploration Nemaska est à 15 km à l’est du relais routier et de la sous-station électrique de Nemiscau et en bordure de la route du nord. Environ 280 km le sépare de Chibougamau. Les travaux d’exploration ont débuté à l’automne 2009 et, dès janvier 2011, une étude préliminaire économique démontrait l’intérêt pour une mine à ciel ouvert et un concentrateur sur place (capacité : 1 million de tonnes de minerai par année). Les dykes de pegmatites à spodumène à fort pendage (70º-80º) s’étendent sur plus de 1,3 km et sont encore présentes à 325 m de profondeur. La teneur en lithium (1,5 % Li2O) est la plus élevée. Des teneurs en béryllium (136-140 ppm BeO) sont aussi rapportées. Un investissement de 86 M$ et le début de la production dès 2014 sont envisagés. Exploration Nemaska s’intéresse également à un projet d’usine de carbonate de lithium au Québec. Elle bénéficie de la participation financière de la nation crie et de Tiangi Group, un producteur chinois d’accumulateurs au lithium et distributeur de carbonate de lithium.

Comme ailleurs au Québec, à proximité de ces projets avancés, plusieurs projets au stade de l’exploration sont aussi actifs. Tous ces projets visent des pegmatites à spodumène en surface ou près de la surface. Plusieurs années de travaux sont à prévoir avant de connaître l’ampleur et la viabilité de ces projets.

La place du Québec

La Chine, l’Inde et l’Amérique du Nord seront les principaux moteurs du marché du lithium liés au développement des véhicules électriques et de l’électronique. Une croissance de la demande de 7 à 8 % par année est anticipée d’ici à 2025. Cependant, un marché oligopolistique, de nouveaux projets miniers apportant plus de carbonate de lithium sur le marché, l’incertitude sur la percée des véhicules électriques et de nouveaux types d’accumulateurs à l’étude font craindre des soubresauts dans le marché du lithium pour les prochaines années. Des fluctuations à la baisse des prix sont à prévoir au détriment des exploitations les plus coûteuses à exploiter.

Dans ce contexte, le Québec est bien positionné pour tirer parti des débouchés sur les marchés au cours des prochaines années. En compétition avec des projets d’expansion en Amérique du Sud (saumures) et en Australie (pegmatites), nos exploitants devront s’assurer de fournir un produit de haute qualité et un approvisionnement stable et de signer des contrats à long terme avec une clientèle fidèle. L’industrie minière devra démontrer sa capacité à découvrir et à mettre en valeur de nouvelles ressources minérales comme le lithium et faire preuve d’innovation. Une fiscalité minière avantageuse permettant le partage des risques, des infrastructures adéquates, des tarifs d’électricité concurrentiels et une main-d’œuvre experte sont des atouts du Québec.

Comme des fabricants chinois de batteries semblent privilégier autant les approvisionnements de source minérale (spodumène) que de source chimique (saumures), leurs appuis aux projets seraient importants.

Si les conditions gagnantes sont réunies, le Québec aura une première mine de lithium et une première usine de carbonate de lithium dès 2013. De plus, on peut penser que d’ici à 2014 et 2015, deux autres exploitations minières et possiblement une autre usine de carbonate de lithium pourraient voir le jour. Cela signifierait de nouveaux pôles d’activité minière tant en Abitibi, au nord de Chibougamau, qu’à la Baie-James. De plus, une partie du carbonate de lithium produit alors au Québec pourrait servir à approvisionner des fabricants de composantes et d’accumulateurs du Québec.


Le développement durable des ressources minérales : au cœur du Plan Nord

Joanie Vallerand,
Direction des communications, MRNF

Le 9 mai dernier, le gouvernement du Québec lançait le Plan Nord, un ambitieux projet de développement durable du Québec nordique. Il s’agit sans nul doute du plus important chantier de développement de notre époque. Il se déploiera sur une période de 25 ans et entraînera des investissements de plus de 80 milliards de dollars en plus de créer ou de consolider en moyenne 20 000 emplois par année.

Le Plan Nord aura des retombées positives dans plusieurs sphères d’activité au nord du 49e parallèle et tout particulièrement dans le secteur minier. Rappelons que l’exploitation minière représente déjà une part considérable de l’économie du Nord québécois et de l’ensemble du Québec. Le Nord assure la totalité de la production québécoise de nickel, de cobalt, d’éléments du groupe du platine, de zinc, de minerai de fer et d’ilménite, ainsi qu’une part importante de la production d’or. Il recèle également du lithium, du vanadium et des éléments de terres rares utilisés dans une multitude de domaines liés à l’énergie, aux transports et à la haute technologie. Quant à l’uranium et au diamant, leur potentiel y est également élevé comme le démontrent les projets de mise en valeur dans le secteur des monts Otish.

On dénombre déjà au moins 11 nouveaux projets qui pourraient être lancés au cours des prochaines années sur le territoire du Plan Nord. À terme, le développement de ces seuls projets engendrerait 8,24 milliards de dollars d’investissements et créerait 11 000 emplois durant la construction, générant ensuite près de 4 000 emplois par année pendant l’exploitation.

Infrastructures

Avec l’avènement d’un aussi gros chantier, il va de soi que les infrastructures au nord du 49e parallèle devront être améliorées. En outre, le gouvernement privilégiera l’établissement d’un réseau de transport intégré qui permettra d’accéder aux territoires présentant le plus grand potentiel économique. Pour cela, il adopte une nouvelle approche qui consiste à mettre en place des partenariats novateurs avec le secteur privé afin de maximiser le développement d’infrastructures en lien avec les projets de développement économique.

Les priorités d’action en matière de transport sont les suivantes :

  • prolonger la route 167 vers les monts Otish;
  • voir à la réfection de la route 389 entre Baie-Comeau et Fermont;
  • poursuivre l’amélioration des aéroports;
  • poursuivre le prolongement de la route 138 entre Natashquan et Kegaska;
  • prolonger la route 138 par la construction d’un lien entre Kegaska et Blanc-Sablon.

La réalisation d’études pour évaluer la faisabilité de la construction d’un lien terrestre (routier ou ferroviaire) de Kuujjuaq vers le sud, de l’aménagement et de la rentabilité d’un port en eau profonde à proximité de Whapmagoostui-Kuujjuarapik et de la construction d’un lien terrestre entre ce dernier et Radisson en font aussi partie.

De plus, le développement du Nord et l’arrivée de travailleurs de l’extérieur placeront les partenaires du Plan Nord devant un défi en matière d’infrastructures d’accueil, d’hébergement et de logement à l’échelle du territoire. Ainsi, les promoteurs devront intégrer dans leurs projets une composante « logement » afin d'améliorer la capacité d’accueil des travailleurs venus de l’extérieur et de leurs familles.

Acquisition et intégration de connaissances géoscientifiques dans le système d’information géominières (SIGEOM)

Même s'il y a nombreux projets en cours dans le Nord québécois, le potentiel des ressources minérales dans ce territoire est loin d’être entièrement connu. Dans le but de faciliter la recherche et l’accès au potentiel minéral dans le Nord québécois, Géologie Québec a lancé un ambitieux plan d’acquisition de connaissances géoscientifiques pour stimuler l’exploration dans cette région. Ce plan permettra de cartographier le territoire et de réaliser des levés géoscientifiques aéroportés afin d’identifier et de faire connaître des unités géologiques susceptibles de présenter un intérêt économique. Cela aura pour effet de stimuler l’exploration.

Cette mesure se concrétise grâce au Fonds du patrimoine minier. Le Fonds est financé par une partie des redevances perçues auprès des sociétés minières. L’enveloppe du Fonds consacrée aux travaux d’acquisition de connaissances géoscientifiques pour l’ensemble du Québec sera de 120 millions de dollars sur 10 ans. Ces travaux impliquent notamment de la cartographie géologique, des levés géophysiques et des levés géochimiques. Ils seront principalement réalisés à la Baie-James, au Nunavik et sur la Côte-Nord.

Aires protégées et protection de l'environnement

Comme le développement du Nord québécois implique la désignation de nouvelles aires protégées, afin d’atteindre l’objectif de 12 %, ainsi que la mise en réserve de 50 % du territoire afin de le mettre à l’abri de toute activité industrielle, il est primordial de bien établir le potentiel minéral ainsi que le potentiel historique et culturel en milieu autochtone avant de soustraire des territoires à l’activité industrielle. À cet égard, le groupe de travail Mines du Plan Nord croit que la création de toute nouvelle aire protégée devrait être précédée de travaux de cartographie réalisés par le gouvernement en tenant compte de toutes les substances minérales d’intérêt.

Les priorités d’action dans le domaine minier sont d’ailleurs les suivantes :

  • investir pour l’acquisition et l’intégration de connaissances géoscientifiques dans le SIGEOM;
  • coordonner les actions du gouvernement concernant la réfection du chemin de fer entre Emeril Junction (Labrador) et Schefferville;
  • évaluer la possibilité de créer un crédit d’impôt à la biodiversité pour encourager la participation des investisseurs à des projets de valorisation ou de restauration des écosystèmes.

Le Plan Nord recèle de grandes promesses pour le développement du territoire au nord du 49e parallèle. Le boom minier actuel favorisera et accélèrera la mise en œuvre de ce plan, grâce à l’appui de l’industrie minière. Inversement, de nombreuses mesures prévues dans le Plan Nord encourageront l’exploration et l’exploitation responsables des ressources minérales de ce territoire et donneront un bon coup de pouce aux entreprises minières qui souhaitent s’y installer.

Tout semble en place pour que le « chantier d’une génération » tienne ses promesses pour tous ses acteurs, au profit de tous les Québécois.


Le projet de loi no 14 : la pierre d'assise d'un modèle de développement minier novateur

Anne-Marie Blanchard,
Direction des communications, MRNF

En mai dernier, le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la région de la Côte-Nord, M. Serge Simard, a présenté le projet de loi n° 14 intitulé Loi sur la mise en valeur des ressources minérales dans le respect des principes du développement durable.

Ce projet modifie à plusieurs égards la loi actuelle sur les mines et amorce un virage majeur dans l’histoire de la loi sur les mines. Il s’articule autour des trois axes de développement durable afin de mieux intégrer les projets miniers dans leur milieu et d’optimiser le potentiel minéral des régions :

  • concilier les différents usages du territoire;
  • stimuler les travaux d’exploration sur les titres miniers;
  • garantir les coûts de restauration des sites miniers.

La Loi sur les mines avait besoin d’être revue en profondeur afin de mieux refléter l’ensemble des préoccupations des partenaires, des acteurs régionaux, des groupes environnementaux, des ministères, des associations sectorielles, des compagnies minières et des citoyens du Québec. Ce projet de loi inclut donc plusieurs modifications qui permettront de faire table rase des pratiques révolues et d’être davantage à l’image des valeurs d’aujourd’hui. Les principales modifications visées par le projet de loi sont les suivantes :

  • faire passer le pourcentage de la couverture des garanties financières pour la restauration des sites miniers de 70 % à 100 %;
  • obliger les sociétés minières à verser un minimum de 25 % de cette garantie dès la première année d’exploitation;
  • réduire le délai de versement total à trois ans au lieu de quinze, comme c’est le cas actuellement;
  • augmenter le coût des amendes;
  • déclarer toute recherche d’uranium au moment de la demande de claim et déclarer toute découverte d’uranium. De même, le forage pour la recherche d’uranium sera interdit à moins de 500 mètres d’un puits de captage d’eau potable.

Une place importante est également accordée à l’acceptabilité sociale dans ce projet de loi. Tous les projets miniers devront faire l’objet d’une consultation publique afin d’avoir le plus large consensus possible. Ainsi, plusieurs dispositions forceraient le dialogue très tôt dans le processus entre, d’une part, le promoteur et, d’autre part, les citoyens et leurs représentants municipaux. Ce projet de loi offre donc de franchir un pas additionnel pour tenir compte des préoccupations des citoyens et des municipalités.

Toujours sur le plan social, le projet de loi donne au ministre le pouvoir de soustraire ou de restreindre l’activité minière dans certains secteurs. D’ailleurs, les territoires urbanisés et les zones affectées à la villégiature seraient soustraits à l’activité minière. Cette disposition sera rétroactive à la date de présentation du projet de loi et sera en vigueur jusqu’à la finalisation du projet de loi. De surcroît, les titulaires possédant des claims dans les périmètres visés devront se soumettre aux prescriptions de cet article afin d’éviter de se trouver dans une situation de non-respect de la loi.

Stratégie minérale du Québec

Ce projet de loi contribue à la mise en œuvre concrète de la Stratégie minérale du Québec. Lancée en juin 2009, elle est la toute première stratégie coordonnée de gestion du domaine minier et poursuit trois objectifs :

  • créer de la richesse et préparer l’avenir du secteur minier québécois;
  • assurer un développement minier respectueux de l’environnement;
  • favoriser un développement associé aux communautés et intégré dans le milieu.


Symposium Mines Baie-James :
un grand succès Cris-Jamésiens

Patrick Houle,
MRNF Nord-du-Québec

Le bilan du Symposium Mines Baie-James 2011, qui s’est déroulé du 30 mai au 1er juin 2011 dans la ville de Chibougamau et la communauté crie de Mistissini, est très positif! Alors qu’on attendait 200 participants, ce sont 300 personnes qui se sont inscrites : des prospecteurs, des entreprises de services, des représentants gouvernementaux, des citoyens ainsi que 35 représentants de compagnies minières. Le Symposium a été rendu possible grâce à l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), section Chapais-Chibougamau, en collaboration avec le bureau du Nord-du-Québec et le Bureau d’exploration géologique du Québec (Géologie Québec) du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), du Développement Chibougamau et la nation crie de Mistissini. Il est important également de souligner qu’un tel rassemblement n’aurait pu avoir lieu sans le soutien financier de nombreux partenaires (Format PDF, 86,5  Ko (/mines/quebec-mines/2011-03/symposium-merci-partenaires.pdf)).

Lors de la soirée d’ouverture, une présentation a été faite démontrant l’importance, à travers l’histoire du développement routier et hydroélectrique, du développement minier sur le territoire de la Baie-James. Les journées étaient divisées en trois sessions distinctes de conférences géoscientifiques. Au cours des conférences, qui ont fait salle comble, les présentateurs ont démontré l’immense potentiel minéral du territoire de la Baie-James pour une multitude de substances minérales (Au-Ag-Cu-Zn-Pb-Ni-Mo-Li-ÉTR-U-ÉGP-Co-Cr-diamant), potentiel confirmé par l’état d’avancement de plusieurs projets miniers sur le territoire. Les sessions portaient notamment sur la géologie et le potentiel minéral des secteurs de Chapais-Chibougamau, de Troilus-Nemaska-Éléonore et des monts Otish.

Géologie Québec a profité de l’occasion pour rendre publics deux nouveaux produits (EP 2011-01 et EP 2011-02, en anglais) qui font une mise à jour du potentiel en gîtes de sulfures massifs volcanogènes (SMV) pour la sous-province de l’Abitibi et la ceinture volcano-sédimentaire Frotet-Evans. Ce travail a permis de délimiter 3611 zones hautement favorables, parmi lesquelles 365 cibles non jalonnées, en date du 9 avril 2011, ont été identifiées. Une carte des zones favorables à l’échelle de 1/500 000 a été produite. Ces zones ont également été enregistrées dans GESTIM et SIGEOM-Examine. De même, des documents relatifs à la réalisation de nouveaux levés géophysiques produits à la Baie-James ont été publiés (EP 2011-03 et 04).

Plus de 250 personnes ont assisté à chacun des soupers-conférences. Lors du souper-conférence du 31 mai 2011, le conférencier invité, M. Serge Simard, ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, a entretenu l’auditoire sur le thème suivant : « La vision du gouvernement sur la mise en valeur des ressources minérales à l’ère du développement durable. »

Pour clore le symposium, le 1er juin 2011 à Mistissini, lors du souper-conférence, le Grand chef du Grand Conseil des Cris du Québec, M. Matthew Coon Come, a entretenu l’auditoire, entre autres, sur la récente signature d’un accord-cadre entre le gouvernement du Québec et la nation crie.

Ce symposium a atteint son principal objectif, soit de mieux faire connaître la grande région de la Baie-James et de mettre en valeur son extraordinaire potentiel minéral. L’étroite collaboration crie-jamésienne pour la tenue de cette rencontre historique démontre cette volonté commune de travailler conjointement à développer ce vaste territoire, dans le respect des particularités culturelles de chaque communauté. Le Symposium Mines Baie-James 2011 s’inscrivait parfaitement dans le contexte social et économique actuel, marqué par un engouement pour les ressources minérales de la région et la mise en œuvre du Plan Nord.

Résumés et conférences accessibles sur la page Symposium Mines Baie-James (/fr/symposium-mines-bj-2011/index.htm).

 


Québec Exploration 2011

Charlotte Grenier,
Direction générale de Géologie Québec, MRNF

C’est sur le thème « De la connaissance à la découverte » que se déroulera la 9e édition de Québec Exploration! Les spécialistes du domaine de l’exploration minière le savent, la connaissance est le moteur de l’exploration minière. Grâce aux technologies et méthodes d’aujourd’hui, les données recueillies sur le terrain permettent d’identifier des cibles d’exploration de qualité, qui mènent plus rapidement que jamais à la découverte, tout en diminuant les coûts et les effets de l’exploration minière.

Québec Exploration 2011 mettra en lumière l’importance de la connaissance en exploration minière, le plus court chemin vers la découverte! Ce rendez-vous incontournable des acteurs et investisseurs de l’exploration minière sera plus que jamais l’endroit idéal pour faire des rencontres et partager des connaissances scientifiques.

Pour célébrer la connaissance, les organisateurs du congrès ont préparé un programme de conférences axé sur des sujets d’actualité. Au programme :

  • Nouvelles connaissances géologiques et potentiel minéral de l’Abitibi
  • Entrepreneuriat et financement public, ce qu’en pensent entrepreneurs et investisseurs
  • Géoscience, exploration et découverte de ressources minérales : un trio indissociable
  • Le fer : de l’exploration à l’exploitation
  • Minéraux et métaux critiques, stratégiques et de haute technologie
  • Les sciences de la Terre : à la croisée des connaissances

Québec Exploration vous propose également une série d’ateliers animés par des professionnels reconnus et des chercheurs émérites dans leurs domaines respectifs. Les géosciences, les outils logiciels de Géotic, les normes techniques et la divulgation d’information ainsi que l’utilisation de la lithogéochimie seront parmi les sujets traités.

Une exposition fertile en rencontres et en découvertes

Le volet exposition de Québec Exploration est idéal pour faire le plein de connaissances.

Auprès des exposants commerciaux, découvrez les projets en cours ou à venir, les plus récentes avancées technologiques, les produits et services offerts. Le comité organisateur est d’ailleurs heureux d’annoncer le rapprochement de certains exposants dans une nouvelle salle, le restaurant Le Champlain, adjacente à la salle Jacques-Cartier et accessible également par le corridor central.

Auprès des exposants géoscientifiques, admirez les affiches géoscientifiques et prenez connaissance des nouvelles cibles! Comme l’édition 2011 de Québec Exploration sera axée sur l’importance de la connaissance pour mener à la découverte, le dévoilement des résultats de plusieurs projets de recherche sera au cœur du congrès. Ces projets menés par les géologues du Ministère et leurs partenaires gouvernementaux, des centres de recherche et des universités génèrent chaque année de nombreuses cibles d’exploration.

Des échanges dans une ambiance décontractée

L’édition 2011 vous promet les plaisirs renouvelés des grands classiques tels que le cocktail d’ouverture, quelques 5 à 7 sympathiques, la soirée de gala du mercredi soir dans un nouveau décor, la remise de prix et une expérience culinaire avec Jean Soulard.

Si vous participez à l’excursion que vous propose Québec Exploration 2011, vous aurez l’occasion de visiter le Musée huron-wendat. À travers son exposition permanente Territoires, mémoires, savoirs, son calendrier d’expositions temporaires, ses activités et ses ateliers thématiques, le Musée réalise son mandat d’enseignement et de vulgarisation des connaissances de l’histoire, de la culture et des arts du peuple wendat et des autres Premières Nations. La visite sera suivie d’un dîner gastronomique au restaurant de l’Hôtel-Musée Premières Nations.

Le thème de la porte ouverte :  la radioactivité au naturel

Vous le savez probablement déjà : la principale source de radioactivité naturelle de notre planète provient de l’explosion de supernovas et des isotopes qui ont subsistés lors de la formation de notre système solaire, il y a très très longtemps.

Dans le cadre de la journée porte ouverte et des activités l’entourant, les jeunes et le public seront invités à découvrir les différentes formes que prend la radioactivité dans la nature.

Pour connaître tous les détails de la programmation, nous vous invitons à consulter le site Québec exploration (http://www.quebecexploration.qc.ca/).


Géologie Québec présent au colloque Géomatique 2011 à Montréal

Luc Charbonneau,
Direction générale de Géologie Québec, MRNF

La section Montréal de l’Association canadienne des sciences géomatiques (ACSG) organise et tient tous les deux ans un colloque intitulé « Géomatique ».

Géomatique 2011 s’adresse tout autant aux gestionnaires des secteurs public et privé qu’aux professionnels de la géomatique ou aux non-initiés. Les participants auront l’occasion d’y entendre des conférenciers d’expérience qui présenteront leurs réalisations récentes, leurs nouveaux produits et services ou leur vision de l’avenir. Tout comme par les années passées, le colloque comportera une exposition commerciale de 50 exposants. Il y aura également une vitrine pour les nouveautés, deux déjeuners-causeries mettant en vedette des conférenciers de prestige ainsi que des séances de démonstration de produits et de services commerciaux. La majorité des grands acteurs du domaine de la géomatique et des technologies de l’information du Québec se donne rendez-vous à ce colloque qui prend chaque fois plus d’ampleur.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) est un acteur de premier plan dans le domaine de la géomatique, tant en ce qui concerne son usage que son développement. Il sera très actif et visible lors de ce colloque, en occupant notamment un espace d’exposition d’une superficie d’environ 1 000 pieds carrés. La majorité des secteurs du MRNF et certains de ses partenaires ministériels y seront représentés.

Géologie Québec fera partie de cette équipe ministérielle, elle présentera sa toute dernière version du SIGEOM et partagera avec les autres participants ses connaissances en géomatique. Cela lui permettra également de se comparer et ainsi d’alimenter sa veille technologique dans ce grand domaine qu’est la géomatique.

Le colloque Géomatique 2011 (http://www.geomatique2011.com/) aura lieu les 12 et 13 octobre 2011 à l’hôtel Hilton Montréal Bonaventure.