Mars 2011    Imprimer cet article
 

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Nouveaux levés et publications géoscientifiques et nouvelles cibles d'exploration au Québec

Sylvain Lacroix, Jean-Yves Labbé et Isabelle D'Amours

Ceux d’entre vous qui visiteront le kiosque du Québec lors de leur passage au congrès de l’Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs (PDAC) auront l’occasion de prendre connaissance des 18 projets géoscientifiques réalisés en 2010 ou de ceux en cours sur le territoire québécois ainsi que de l’inventaire des publications récentes de Géologie Québec. De plus, de nouvelles cibles d’exploration ainsi que de nouvelles données et publications géoscientifiques y seront également dévoilées en primeur! En voici un aperçu :

  • 5 751 nouvelles analyses géochimiques sur les sédiments de fonds de lac du levé de l’été 2010, réalisé le long d’une section nord-sud de la Province de Grenville centrée sur la municipalité de Saguenay (projet n° 11). Le traitement de ces données géochimiques a déjà permis d’identifier dix nouvelles cibles d’intérêt pour l’exploration, notamment pour les terres rares, le cuivre et le niobium (PRO 2011-01);
  • 1 471 nouvelles réanalyses géochimiques sur les sédiments de fonds de lac du levé Fermont, réalisé en 1987 dans un grand secteur situé à l’ouest de Fermont (projet n° 13);
  • Cartes et données d’un nouveau levé géophysique aéroporté (magnétisme/spectrométrie) couvrant 13 cartes à l’échelle de 1/50 000 (SNRC) sur le territoire de la Baie-James (projet n° 15). Le traitement de ces données géophysiques a déjà permis d’identifier quelque 120 nouvelles cibles d’exploration, soit une quarantaine de cibles issues des données spectrométriques et environ 80 nouvelles cibles potentielles pour la recherche de kimberlites. Ces cibles ont été révélées grâce à la méthode des coefficients de Keating appliquée aux données magnétiques (PRO 2011-03).

Ces nouvelles cibles d’exploration, qui seront rendues publiques lors du congrès de la PDAC 2011, s’ajouteront aux 91 cibles d’exploration découlant des travaux géoscientifiques de l’année 2010, dévoilées lors du congrès Québec Exploration 2010 (PRO 2010-05) en novembre 2010. De plus, Géologie Québec a diffusé près de 3 000 cibles d’exploration, identifiées grâce à l’actualisation et au retraitement de la base de données sur la géochimie de l’environnement secondaire du territoire québécois, elle-même récemment enrichie par la réanalyse de quelque 27 000 échantillons de sédiments de fonds de lac provenant de la région de la Baie-James.

Toutes les cibles dévoilées à Québec Exploration 2010 sont accessibles à la fois dans GESTIM (https://gestim.mines.gouv.qc.ca/) et dans la section Cartes minières (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/publications/publications-cartes.jsp) du site Web du MRNF, en format Google Earth. Celles qui seront rendues publiques lors du congrès de la PDAC y seront également accessibles dès leur dévoilement.

Des géologues spécialisés dans l’identification de cibles géologiques, géochimiques et géophysiques seront présents au kiosque du Québec pour vous donner les détails des nouvelles cibles et des méthodologies utilisées pour les identifier. C’est un rendez-vous!


Les sites géologiques exceptionnels, une initiative pour la protection de la géodiversité

Dominique Richard, géologue, M. Env.,
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

La géodiversité est, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), « toute la variété de roches, de minéraux, de fossiles, de topographies, de sédiments et de sols, ainsi que les processus naturels qui les forment et les altèrent ». Certaines fenêtres géologiques ou géomorphologiques, appelées « géosites ou géoparcs », représentent des éléments importants de géodiversité qui ont contribué à reconstituer l’histoire de la Terre. Afin de préserver ces sites géologiques pour les générations futures, la Loi québécoise sur les mines a été modifiée en 2005 afin de leur attribuer un statut légal sous l’appellation de sites géologiques exceptionnels (SGE).

Qu’est-ce qu’un site géologique exceptionnel?

L’article 1 de la Loi sur les mines définit un SGE comme étant : « un terrain dont les caractéristiques géologiques, géomorphologiques, paysagères ou biologiques présentent un intérêt du point de vue de l’enseignement, de la recherche scientifique ou de la conservation et qui mérite d’être protégé en raison notamment d’une menace, de sa rareté ou de sa vulnérabilité ». Les SGE sont divisés en douze (12) catégories : caverne, grotte, site fossilifère, minéralogique, lithologique, stratotype, historique ou culturel, paysage, géosystème, écosystème, impact météoritique, structure et modelé glaciaire.

Objectif et finalité

Le principal objectif visé par le classement légal d’un SGE est d’assurer sa préservation. Ainsi, la Loi sur les mines permet au ministre de classer légalement un SGE par un avis publié dans la Gazette officielle du Québec. Les limites précises des SGE sont indiquées sur des cartes conservées au bureau du registraire.

Si un SGE respecte la définition d’une aire protégée de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), il sera alors inscrit au registre des aires protégées et pourra figurer par la suite dans la Banque de données mondiales sur les aires protégées (BDMAP) tenue conjointement par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’UICN.

Historique des SGE

En juin 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement tenue à Rio de Janeiro, 150 pays, dont le Canada, ont signé la Convention sur la diversité biologique. Le gouvernement du Québec adhère aux principes et aux objectifs de cette convention.

À l’automne 2001, le gouvernement du Québec dévoilait la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP). Cette stratégie implique principalement les ministères qui interviennent sur le territoire, soit le MDDEP et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF). Elle contient les bases du développement durable et a pour but de protéger 8 % du territoire québécois, sous forme d’aires protégées, afin d’assurer l’équilibre et l’avenir de la planète.

En 2005, la Loi sur les mines a été modifiée et des dispositions ont été prises pour classer et protéger les sites géologiques exceptionnels. Pour plus d’information, vous pouvez consulter la Loi sur les mines (L.R.Q., c. M-13.1 (http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php? type=2&file=/M_13_1/M13_1.html)).

En mars 2009, l’objectif de la SQAP visant à protéger 8 % du territoire québécois a été atteint. Une cible de 4 % supplémentaire a alors été ajoutée à l’objectif initial. Il est maintenant prévu que 12 % du territoire québécois sera protégé avant 2015.

Actuellement, aucun SGE n’a encore été reconnu légalement mais, en 2009 et en 2010, 63 géosites ont été présentés pour consultation. L’objectif du MRNF est de classer officiellement 50 SGE d’ici à juin 2013.

Processus de sélection et de consultation

Dans l’objectif de classer légalement les SGE, le MRNF s’est donné des lignes directrices décrivant les étapes à suivre. Sommairement, elles consistent en la réception et l’évaluation du site proposé, en la préparation d’une fiche descriptive et en la vérification des droits, titres et permis rattachés au site. Ensuite, un processus de consultation est amorcé dans les différents secteurs du MRNF et, dans un second temps, auprès du MDDEP, des communautés autochtones et urbaines, des municipalités et des associations professionnelles minières.

Lorsque ces étapes sont terminées et qu’aucun obstacle ne contrevient à la reconnaissance légale du site, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune est en mesure de classer officiellement le site par un avis publié dans la Gazette officielle du Québec.

Comment soumettre une proposition de SGE

Depuis la modification de la loi ayant pour but de reconnaître légalement les SGE en 2005, plus de 300 géosites ou géoparcs ont été proposés par de généreux informateurs passionnés par la géologie et la nature.

Vous désirez obtenir plus d’information sur les SGE? Vous pouvez consulter le site Internet du MRNF (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/sge/classes/
I5101_accueil) sur les sites géologiques exceptionnels.

Vous désirez proposer un SGE? Vous pouvez télécharger le formulaire de proposition (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/sge/classes/ I5101_propSites). Une fois rempli, le formulaire peut être transmis par courrier ou par courriel à :

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
Direction de l’information géologique du Québec
880, chemin Sainte-Foy, 3e étage
Québec (Québec) G1S 4X4

Courriel : geosites@mrnf.gouv.qc.ca (geosites@mrnf.gouv.qc.ca)

Exemples de SGE

Pour vous donner une idée plus concrète de ce que représente un site géologique exceptionnel, le site Internet du MRNF présente quelques exemples de géosites (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/sge/classes/ I5102_listeResl) qui ont été proposés.

De plus, plusieurs des sites proposés sont décrits sous forme d’affiche dans la série de documents GT disponible dans la banque de données Examine :

GT 2009-05 - Le parc Leblanc - roches volcaniques et effet des glaciers. 2009,  par  Lelcerc, F., De Corta, H. (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 2009-05)

GT 2009-06 - Le parc Allard - roches volcaniques et effet des glaciers.  2009, par  Leclerc, F., De Corta, H. (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 2009-06)

GT 2009-07 - Les canelures glaciaires de la rivière du Sault Plat.  2009,  par  Martineau, G. (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 2009-07).

GT 2009-09 - Les plus anciennes roches de la planète découvertes dans le nord du Québec.  2009, par Maurice, C., O'Neil, J. (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 2009-09)  

GT 2002-01 - Géologie du parc national d’Aiguebelle : « Marchez sur des milliards d’années ».  2003,  par  Goutier, J., Melançon, M.  1 microfiche.

GT 92-01 - Minéraux du mont Saint-Hilaire, Québec.  1992, par  Remick, J. H., Bellemare, Y.  1 Poster couleur format 96,5 X 63 cm. 1 microfiche (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 92-01).

GT 88-01 - Mont Saint-Hilaire, une des collines montérégiennes. 1988,  par  Lasalle, Y. 1 Poster couleur de format 63 X 96.5 cm. 1 microfiche (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 88-01).

GT 003 - La chute Montmorency. 1968, par Bureau, R., Riva, J.  23 pages. 1 microfiche (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 003).

GT 002 - L’histoire géologique de la région de Percé. 1968, par  McGerrigle, H. W.  34 pages.  Carte 1627 (Échelle 1/63 360). 1 microfiche (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 002).

Finalement, une affiche sur le patrimoine géologique décrit sommairement plusieurs de ces sites :

GT 2007-03 - Le patrimoine géologique du Québec. 2007, par MRNF (http://sigeom.mrnf.gouv.qc.ca/signet/classes/I1103_afchDonnDescReqt? numr_rapr=GT 2007-03). 


Le tantale, un marché sensible

Martin Labrecque, Charles Maurice, Denis Raymond,
Patrice Roy et N'Golo Togola

Qu’est-ce que c’est?

Le tantale (symbole Ta, numéro atomique73) est un métal de couleur gris-bleu, qui est dense (16,7 g/cm3), ductile, très dur, résistant à la corrosion et bon conducteur de chaleur et d'électricité. En raison de ses propriétés physiques, le tantale est appelé à jouer un rôle croissant dans les domaines de l’électronique et des superalliages.

Le principal minerai de tantale est la tantalite. Il existe plusieurs autres minerais de tantale dont notamment la microlite, la wodginite, l’euxénite, le polycrase et la columbite-tantalite. Le tantale est souvent associé aux minéraux de niobium (pyrochlore, loparite).

Au début des années 1800, le tantale et le niobium étaient même considérés comme un seul et même élément.

Utilisations1

En 2008, plus de 70 % du tantale produit dans le monde était utilisé sous forme de poudre métallique dans la fabrication de composants électroniques, notamment des condensateurs. Le tantale est aussi utilisé comme additif dans des superalliages (pour l’aéronautique), dans l’industrie chimique, dans la fabrication d’instruments chirurgicaux et d’implants, dans le domaine de l’optique ou comme filtre pour rayons X.


Source : USGS et Gippsland Ltd, 2010.

Le marché du tantale

Le marché du tantale étant relativement restreint, il est sujet à évoluer rapidement et de façon sporadique. D’un côté, quelques nouveaux projets miniers peuvent influencer significativement l’offre mondiale. De l’autre, quelques nouveaux produits contenant du tantale dans leur fabrication peuvent influencer de façon importante la demande mondiale. Ce mécanisme de l’offre et de la demande influence directement le prix.

La production mondiale de tantale s’est accrue considérablement depuis les années 1990, notamment par rapport à la demande de composants de haute technologie. La majorité de la production mondiale de tantale (70 %) provient de mines situées en Australie, au Brésil, au Canada, en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda. Environ le tiers du tantale provient du recyclage ou de concentré synthétique. Environ 2 % de la production mondiale provient d’inventaires accumulés pendant la bulle technologique, donc avant 2001.


Source : USGS, 2010. Données provisoires.
* Ne comprend ni les activités de recyclage
ni la production des mines illégales (voir plus bas).

Selon les informations de la société minière Global Advanced Metals, les pays d’Afrique représenteraient en réalité près de 40 % de la production mondiale de tantale lorsque l’on tient compte de la production des mines illégales (environ 700 tonnes en 2009). Ainsi, la production mondiale réelle des mines avoisinerait plutôt les 2 000 tonnes en 2008 et 20092.

Production illégale3

Plusieurs mines illégales de « coltan » ou colombite-tantalite, un minéral contenant du niobium et du tantale, seraient en activité au Rwanda, en République démocratique du Congo et dans d’autres pays africains. La production de ces mines serait écoulée sur les marchés mondiaux (principalement la Chine) et servirait à financer les guerres civiles et l’achat d’équipement militaire. L’utilisation d’une main-d’œuvre captive dans ces mines aurait contribué à maintenir les prix du tantale relativement bas depuis plusieurs années. L’industrie, de même que plusieurs gouvernements, est à mettre en place des procédés de traçabilité qui permettront de connaître la provenance du tantale et de limiter l’écoulement sur les marchés de la production de ces mines illégales.

Prix

Le tantale n’est pas transigé sur les marchés réglementés mondiaux mais par des ententes à long terme entre les compagnies minières, les affineurs et les producteurs de métaux. Les données disponibles pour les prix de référence (prix spots) publiés dans les revues spécialisées ne sont qu’indicatrices des prix et de la tendance.


Sources : USGS et MetalPrices.com.

Potentiel du Québec

Au Québec, le projet le plus avancé est le projet Crevier au nord du lac Saint-Jean mené par Minière du Nord. Avec des ressources indiquées de 25,8 mt à 1 860 ppm Nb2O5 et 199 ppm Ta2O5, des essais métallurgiques en cours et une étude de faisabilité prévue pour le début de 2011, le projet est à l’étape de la mise en valeur.

Le Québec comporte plusieurs environnements géologiques favorables à la découverte de gisements contenant du tantale comme substance économique principale ou secondaire. Plusieurs types de gîtes peuvent contenir du tantale4 et un aperçu de la répartition de ces gîtes au Québec est présenté sur les cartes des minéralisations en métaux rares (Format PDF, 2,09 Mo (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/metaux-rares-quebec.pdf)).

Type 1 : Ces minéralisations sont associées à des pegmatites granitiques à lithium qui ne contiennent pas toujours de tantale. Au Québec, ces minéralisations se trouvent uniquement dans la « province du Supérieur », dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue et à la Baie-James. Ce type de minéralisation est le même que la mine Tanco au Manitoba. Le potentiel de nouvelles découvertes au Québec est excellent, notamment à la Baie-James. Plusieurs indices connus de lithium n’ont pas été systématiquement analysés pour le tantale ou le niobium. À titre d’exemple, le gîte de lithium Rose, situé à la Baie-James, contient aussi des ressources en tantale.

Type 2 : Ce type de minéralisation est associé aux complexes de syénites et de carbonatites. C’est le contexte le plus favorable pour la découverte de minéralisations de tantale. Les projets Crevier et Niocan, ainsi que la mine Niobec, appartiennent à ce type de minéralisation. Le potentiel de découverte de nouvelles carbonatites au Québec est élevé et se situe surtout dans le nord du Québec où les travaux géoscientifiques sont moins détaillés.

Type 3 : Ces minéralisations sont associées à des complexes intrusifs hyperalcalins. Elles contiennent des éléments de terres rares comme substances principales, mais peuvent aussi contenir des teneurs intéressantes en tantale et en niobium.

Type indéterminé : Plusieurs indices minéralisés en niobium et en tantale qui n’entrent dans aucun des types génétiques répertoriés ont été identifiés au Québec, dans la province de Grenville. Cette observation indique qu’une étude plus approfondie des contextes géologiques hôtes de ces indices est nécessaire et pourrait conduire à la découverte de gisements atypiques.


1 : United States Geological Survey (USGS), 2010. Colakis, M. et Joan, M., Classical mythology & more, 2007.
2 : Selon Roskill Information Services la production mondiale totale de tantale a été de 2 430 tonnes Ta en 2008.
3 : Roskill Information Services, USGS et The Wall Street Journal.
4 : Classification selon Boily et Gosselin, 2004 – rapport ET 2004-01.


Le Québec vous donne rendez-vous au congrès de l'Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs (PDAC) 2011

Venez découvrir le potentiel minéral du Québec et explorer l'avenir!

Sylvain Lacroix et Christian Fortin,
Géologie Québec

Du 6 au 9 mars 2011, le Secteur des mines du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) fera la promotion du potentiel minéral et des autres avantages compétitifs du Québec à Toronto, au congrès international annuel de l’Association canadienne des prospecteurs et des entrepreneurs (PDAC),  le plus important congrès mondial lié à l’exploration minière.

Difficile à manquer, le Québec y occupe le troisième kiosque en importance parmi le millier d’exposants présents! Une équipe d’animateurs, composée de généralistes et d’experts, sera sur place pour vous accueillir et vous faire connaître le potentiel minéral du Québec ainsi que les incitatifs et avantages à y investir en exploration.

Les congressistes pourront également faire des recherches dans nos bases de données géoscientifiques, obtenir de nouvelles informations et même acquérir de nouveaux titres miniers sur les nouvelles cibles dévoilées en primeur lors du congrès! Les pilotes des systèmes SIGEOM et GESTIM Plus seront présents pour répondre à toutes vos questions.

 

Les visiteurs au kiosque du Québec pourront également prendre connaissance des 18 projets géoscientifiques réalisés en 2010 sur le territoire québécois ainsi que de l’inventaire des publications récentes de Géologie Québec. Une manne d’information sur le potentiel minéral du Québec est ainsi mise à votre disposition! Pour en avoir un aperçu, lisez le texte Nouveaux levés et publications géoscientifiques et nouvelles cibles d’exploration au Québec (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/leves.asp).

Des géologues spécialisés dans l’identification de cibles géologiques, géochimiques et géophysiques seront sur les lieux pour vous présenter en détail les nouvelles cibles et les méthodologies utilisées pour les identifier.

Présentation d’une méthodologie innovatrice de réanalyse de sédiments de fonds de lac pour l’identification de nouvelles cibles d’exploration géochimiques

Dans le cadre du Forum sur l’innovation organisé conjointement par la PDAC et l’Association canadienne des exportateurs d’équipement et services miniers (CAMESE) et qui se tiendra les 7 et 8 mars 2011, Géologie Québec présentera une méthodologie innovatrice d’identification de cibles d’exploration récemment utilisée au Québec.

Daniel Lamothe, géologue et chargé de projet, expliquera comment près de 3 000 nouvelles cibles ont été identifiées grâce à l’actualisation et au retraitement de la base de données géochimiques sur l’environnement secondaire du territoire québécois, elle-même récemment enrichie des résultats de la réanalyse de quelque 27 000 échantillons de sédiments de fonds de lac provenant de la région de la Baie-James. L’emplacement et la description de ces cibles sont déjà disponibles dans GESTIM et dans la section Cartes minières (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/publications/publications-cartes.jsp) du site Web du MRNF, en format Google Earth.

Ajoutez cette présentation dans votre agenda lors du congrès de la PDAC : lundi, 11 h 20, Hall D – Aile 1300, kiosque 1349

L’accompagnement des entreprises

Encore cette année, vous pourrez en savoir plus sur le programme d'accompagnement des entreprises minières. Ce programme a été mis sur pied pour répondre aux questions des promoteurs de projets miniers concernant l’obtention des permis, des certificats et des droits nécessaires à la réalisation de leurs projets au Québec, de l'exploration jusqu'à la restauration. Le rôle de l’accompagnateur est de faciliter le processus de développement d’un projet minier sans interférence et dans le respect des lois et règlements, des directives et des normes établies.

Une vitrine pour nos partenaires

Enfin, le kiosque du Québec offre aussi une vitrine à des partenaires du secteur minier québécois : le Conseil cri sur l’exploration minérale, le Fonds d’exploration minière du Nunavik, la Corporation de promotion du développement minéral de la Côte-Nord, DIVEX, SOQUEM et CONSOREM ainsi que l’Association de l’exploration minière du Québec, en tant que co-organisateur de Québec Exploration.

Passez nous voir si vous êtes au congrès de la PDAC! On vous offre le café!


Symposium Mines Baie-James : une invitation à ne pas manquer!

30-31 mai à Chibougamau
1er juin à Mistissini

Patrick Houle et Sylvain Lacroix, MRNF

L’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole (ICM), section Chapais-Chibougamau, en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), bureau du Nord-du-Québec, et le Bureau d’exploration géologique du Québec, Développement Chibougamau et la nation crie de Mistissini, organise un important symposium minier, les 30, 31 mai et 1er juin 2011, à Chibougamau (les 30-31 mai) et à Mistissini (le 1er juin). Ce symposium a pour objectif de mieux faire connaître la grande région de la Baie-James et ses acteurs ainsi que de mettre en valeur son extraordinaire potentiel minéral.

Programmation

Au cours de cette rencontre, les nouvelles données et les plus récentes interprétations concernant les contextes géologiques de cinq secteurs d’intérêt du territoire de la Baie-James, favorables aux gisements de métaux usuels (cuivre, zinc), précieux (or, argent) et rares (lithium et éléments des terres rares), auxquels s’ajoutent le fer, l’uranium et le diamant, seront mises en évidence.

Trois sessions de conférences sont au programme :

  • géologie et potentiel minéral du secteur Chapais-Chibougamau;
  • géologie, potentiel minéral et enjeux sociaux des secteurs Troilus-Nemaska-Éléonore; et
  • état de situation des projets avancés du secteur des monts Otish.

Consultez le programme (Format PDF, 131 Ko (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/symposium-programmation.pdf))

Résumé des conférences (Format PDF, 269 Ko (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/symposium-resume-conferences.pdf) )

Inscription

Profitez de ce rendez-vous unique pour découvrir de nouvelles cibles d’exploration dans ce vaste territoire québécois encore rempli de promesses. Pour vous inscrire, veuillez remplir le formulaire (Format Word, 160 Ko (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/symposium-formulaire-inscription.doc)).

Où loger : liste des hébergements (Format PDF, 83 Ko (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/symposium-hebergement.pdf))

Carte de la ville (Format PDF, 90,5 Ko (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/carte.pdf))

Merci à nos partenaires pour leur support financier (Format PDF, 86,5 Ko (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/quebec-mines/2011-03/symposium-merci-partenaires.pdf))

Pour plus d’information, communiquez avec :

Patrick Houle (patrick.houle@mrnf.gouv.qc.ca)
Sylvain Lacroix (sylvain.lacroix@mrnf.gouv.qc.ca)

 


Québec Exploration 2010 : un nouveau record de participation!

Gladys Chamberland,
Direction des communications

Ayant accueilli tout près de 2 400 visiteurs et enregistré une augmentation de plus de 10 % du nombre de congressistes inscrits par rapport à l’année précédente, Québec Exploration 2010 a établi un nouveau record de participation. La huitième édition de votre congrès est donc une belle réussite, qui confirme l’importance de ce rendez-vous annuel pour les acteurs de l’exploration minière du Québec!

Un thème brûlant d’actualité

C’est sur le thème Créer de la richesse collective que se déroulait le congrès en 2010, un thème brûlant d’actualité selon le président d’honneur, M. Sean Roosen, président et chef de la direction de la Corporation minière Osisko. « Le partage des richesses du sous-sol québécois est un sujet incontournable », a-t-il commenté lors de la conférence de presse du lancement de Québec Exploration 2010, ajoutant : « Il est toutefois important de rappeler que les minéraux et les métaux ne sont d’aucune valeur sans la mobilisation des scientifiques et le talent des géologues et des ingénieurs, la vision des entrepreneurs, les risques calculés des investisseurs, l’énergie et le savoir-faire de plus de 50 000 Québécoises et Québécois compétents et courageux qui travaillent pour l’industrie. »

Un contenu à la hauteur des attentes

En ce qui a trait au contenu, les participants avaient la possibilité d’assister à près de 50 conférences, ateliers et sessions interactives sur des thèmes touchant les différents volets de l’exploration minière. Ceux-ci portaient notamment sur le potentiel minéral de la région de la baie James et de la Province géologique de Grenville, le financement des activités d’exploration, l’innovation et les enjeux sociaux liés à l’exploration minière.

Chaque année, Québec Exploration met en lumière l’expertise du Québec en matière d’acquisition et de diffusion de connaissances géoscientifiques. Les travaux menés par le Ministère pour évaluer et mettre en valeur le potentiel minéral du Québec génèrent d’importants investissements en exploration minière. Cette année, près de 700 nouvelles cibles d’exploration, situées principalement dans le Nord québécois, ont été dévoilées : un bel exemple de création de richesse collective. Une majorité de ces cibles ont rapidement fait l’objet d’une acquisition de titres miniers, un beau signe de confiance envers les travaux des géologues du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

Un volet exposition d’envergure

Le volet exposition a mis en vedette 44 exposants géoscientifiques et plus de 115 exposants commerciaux, sans compter les six exposants du milieu de l’éducation. C’est dire que Québec Exploration est une belle vitrine pour les acteurs du milieu.

La remise de prix

Chaque année, Québec Exploration est le lieu où l’excellence en exploration est soulignée. Ainsi, l’Association de l’exploration minière du Québec remet sept prix Reconnaissance dont le prestigieux prix du Prospecteur de l’année, qui est allé, en 2010, à Minéraux rares Quest, pour la découverte du gisement B-Zone. Le MRNF a remis son fameux Marteau d’or à M. Claude Dion, métallogéniste au Bureau de l'exploration géologique à Géologie Québec, et l’Association québécoise des sciences de la Terre (AQUEST) a décerné une bourse d’excellence à Mme Anouk Lemieux de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

  • Pour connaître tous les gagnants des prix Reconnaissance 2010 de l’AEMQ (http://www.aemq.org/
    documents/Communique
    29novembre2010.pdf)
  • Communiqué de presse Marteau d’or 2010 (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/
    presse/communiques-detail.jsp?id=8751)
  • Communiqué de presse de l’AQUEST (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/ presse/communiques-detail.jsp?id=8752)

Une journée porte ouverte réussie

Sur le thème des tremblements de terre, cette journée ouverte destinée au grand public s’est révélée l’un des moments forts de la semaine, notamment l’atelier animé par une sommité du milieu, le sismologue Maurice Lamontagne de la Commission géologique du Canada. Les visiteurs, petits et grands, se sont laissés entraîner dans l’univers fascinant de la géoscience.

Visites guidées, rencontres avec des explorateurs, salles d’exposition diversifiées et d’impressionnantes collections de minéraux ont fait de cette journée une véritable réussite.


Québec Exploration 2010 : un aperçu des résultats du sondage

Gladys Chamberland et Christian Fortin,
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

Dans les semaines qui ont suivi Québec Exploration 2010, les participants ont été invités à répondre à un sondage en ligne. Les organisateurs du congrès souhaitaient connaître leur opinion sur l’organisation et ses grandes orientations, dans le but de mieux préparer les éditions futures de Québec Exploration. Les participants ont bien répondu à l’appel, le taux de réponse atteignant 28,3 %. Merci!

Bien que l’analyse des résultats ne soit pas encore terminée, voici quelques chiffres intéressants.

  • Vingt-cinq pour cent des répondants en étaient à leur première participation à Québec Exploration en 2010, alors que 17,4 % en étaient à leur huitième! Chez les francophones, ces taux sont respectivement de 23 % et de 19 % tandis que chez les anglophones, ils sont de 35 % et de 7 %.
  • La majorité des répondants (60 %) a entendu parler de Québec Exploration par le bouche à oreille. Le site Internet et les annonces par courriel sont ex æquo en deuxième position des moyens de promotion les plus visibles pour 28 % et 27 % des répondants (notez que les répondants avaient la possibilité de cocher plus d’une réponse).
  • Quatre-vingt-dix-sept pour cent des répondants se disent satisfaits (37 %) ou très satisfaits (60 %) de la qualité des services offerts par le personnel de l’accueil.
  • Le programme convient bien ou parfaitement bien à 98 % des répondants (bien : 40 %, parfaitement bien : 58 %).
  • Les trois volets les plus importants pour les participants à Québec Exploration sont les conférences géoscientifiques (64 %), l’exposition commerciale (61 %) ainsi que les partenariats et le réseautage (56 %).
  • Les sujets les plus populaires au programme de Québec Exploration sont les projets d’exploration en cours et futurs (pour 77 % des répondants), les nouvelles cibles d’exploration (pour 65 %) et les innovations, la technologie et la R et D (pour 60 %).

Une analyse détaillée des résultats de ce sondage est en cours. Les conclusions serviront à orienter les éditions futures de Québec Exploration. D’ailleurs, réservez déjà dans votre agenda les dates du 21 au 24 novembre 2011. Vous avez rendez-vous au Château Frontenac pour la 9e édition de Québec Exploration.


Faits saillants de l'activité minière au Québec

Un rapport renouvelé pour une image plus complète du secteur

James Moorhead, Patrice Roy et Pierre Doucet,
Géologie Québec

Le rapport annuel sur les activités minières au Québec subit encore des transformations! Après la refonte de 2009, plusieurs ajustements et modifications ont été apportés à l’édition 2010. Ainsi, nous y avons ajouté de nombreuses et intéressantes statistiques, présentées sous forme de graphiques et de tableaux. Vous y trouverez notamment les plus récentes données sur les investissements miniers, la valeur des expéditions de produits miniers et les emplois dans le secteur minier.

Vous trouverez également les faits saillants de l’activité minière au Québec de même que de l’information touchant tous les aspects du développement minier, entre autres le régime minier et la protection du territoire, les travaux géoscientifiques, l’exploration minière, la mise en valeur et le développement minier, l’exploitation minière et la restauration minière.

Depuis 2008, le rapport annuel est accessible gratuitement en format PDF dans le site Internet du MRNF (http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/publications/publications-rapports.jsp).

Dites-nous ce que vous souhaitez voir dans le rapport annuel sur les activités minières au Québec. Le remaniement de ce document essentiel se poursuivra au cours de 2011 : n’hésitez pas à nous transmettre vos commentaires et suggestions!

patrice.roy@mrnf.gouv.qc.ca