Juin 2010    Imprimer cet article

Un partenariat gagnant!

Entente entre le MRNF et OSISKO pour la restauration du site de la East Malartic

Louis Marcoux
Direction générale du développement de l'industrie minérale

Le ministère des Ressources naturelles (MRNF) et de la Faune et Osisko partageront à parts égales les coûts de restauration du parc à résidus miniers abandonné de la East Malartic situé en périphérie de la ville de Malartic! C’est ce qu’ont convenu les deux parties dans une entente signée en mars 2010 qui permettra, à terme, de remettre en état le site minier de la East Malartic. Ce partenariat est un bel exemple d’application des principes de développement durable et comporte de nombreux avantages. Il permettra entre autres :

Les travaux de restauration de ce site, qui était sous la responsabilité de l’État depuis 2004, sont évalués à 23 M$. Ils consistent, en résumé, à recouvrir les résidus miniers générateurs de drainage acide avec ceux produits lors de l’exploitation de la mine Canadian Malartic, pour les neutraliser. Déjà, les travaux de construction d’un bassin de polissage et d’aménagement du parc à résidus sont en cours.

Historique du site abandonné de la East Malartic

Le MRNF est responsable du site de la East Malartic depuis 2004 à la suite de la faillite des mines McWatters. On se souviendra que ce site avait été acquis de Barrick Gold Corporation en 2003 et que McWatters prévoyait y traiter le minerai en provenance du site East Amphi. En prenant en charge ce secteur, le MRNF a d’emblée assuré la sécurité des lieux. Il a également réalisé le suivi de l’effluent minier en conformité avec toutes les exigences gouvernementales provinciales et fédérales. Une garantie financière de plus de 2 M$, récupérée du fonds de restauration de McWatters, a subvenu, entre autres, aux travaux prioritaires de sécurisation des lieux.

La restauration sera réalisée à l’aide de résidus miniers épaissis, une première au Québec!

Au cours des 20 dernières années, les résidus miniers épaissis ont été utilisés pour remblayer des ouvertures souterraines. Leur utilisation pour recouvrir des résidus miniers acidogènes sera une première au Québec. Les résidus miniers épaissis ayant une concentration de matière solide variant de 65 à 70 %, on pourra emmagasiner un plus grand volume de résidus sur une surface plus restreinte. Les résidus épaissis ont l’apparence d’une pâte non ségrégative avec peu ou pas d’eau libre. Ils formeront des cellules en forme de cônes de différentes hauteurs. Pour éviter les débordements, un mur de pierre stérile sera construit autour des différentes cellules.

La production journalière prévue de 55 000 tonnes de résidus permettra de recouvrir d’au moins trois mètres l’ensemble des résidus miniers acidogènes de la East Malartic au cours des trois premières années. Les résidus épaissis possèdent des propriétés hydriques qui leur permettent de rester saturés en eau, donc de ralentir la diffusion d’oxygène et de résorber la production de drainage acide.

Une entente gagnant-gagnant

L’entente prendra fin lorsque le MRNF aura obtenu un avis d’un spécialiste confirmant que les résidus de la East Malartic ne génèrent plus de drainage minier acide. Cette entente gagnant-gagnant se rapproche de celle qui a été conclue en 2006 avec Mines Agnico-Eagle pour la restauration du site abandonné Manitou. Ce sont de beaux exemples d’intégration des principes de développement durable et d’utilisation du territoire dans des projets miniers. Ils pourraient être reproduits dans d’autres secteurs perturbés par l’activité minière et, pourquoi pas, dans d’autres activités industrielles!

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