Novembre 2008    Imprimer cet article
 

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Québec Exploration 2008
Un rendez-vous à ne pas manquer!

C'est sur le thème « Trouvez votre filon : explorez au Québec! » que se déroulera la 6e édition de Québec Exploration du 24 au 27 novembre prochain, au magnifique hôtel Château Frontenac dans la ville de Québec.

Plusieurs indices nous confirment que Québec Exploration 2008 sera le plus populaire de tous les congrès miniers tenus au Québec depuis les 25 dernières années.

Il ne faut donc pas manquer ce rendez-vous qui vous permettra de :

  • connaître les plus récentes découvertes, les indices prometteurs et les nouveaux camps miniers du Québec et d'ailleurs au Canada;
  • trouver de nouveaux filons à explorer;
  • prendre connaissance des résultats des travaux géologiques réalisés à l'été 2008;
  • évaluer les meilleures occasions d'affaires auprès des sociétés d'exploration;
  • voir l'émergence de nouveaux projets d'exploration pétrolière et gazière québécois et nord-américains;
  • tout savoir sur les 400 ans d'histoire du secteur minier québécois grâce à de grands historiens du Québec;
  • rencontrer les représentants des compagnies d'exploration minière, pétrolière et gazière et ceux des gouvernements ainsi que des milieux financiers, de la recherche et de l'enseignement.

Vous aurez droit à un programme de conférences qui sort de l'ordinaire : les six sessions porteront sur des sujets aussi variés que la géologie, la minéralogie, les gîtes miniers, la finance, les ententes autochtones et l'histoire!

À cette occasion, des conférenciers émérites internationaux vous livreront leurs derniers secrets.

Pour piquer votre curiosité, voici un aperçu du contenu du programme des conférences.

Session 1
Nouvelles frontières et nouvelles connaissances

L'exploration minérale au Québec a toujours bénéficié des connaissances fondamentales acquises par les équipes de géologues du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et de la Commission géologique du Canada ainsi que par les chercheurs de nos universités. Ces spécialistes passionnés repoussent les frontières, rebâtissent le portrait géologique des régions à fort potentiel et nous procurent de nouvelles données indispensables à la réussite de nos programmes d'exploration. Cette session leur permettra de présenter les résultats de leurs plus récents travaux.

Invité spécial : Greg Stott (OGS)

Session 2
Investissement minier – Que nous réserve 2009?

Des spécialistes viendront donner leurs prévisions quant aux investissements en exploration, dans les mines et les métaux pour 2009. Ils feront aussi part de leurs plus récentes réflexions quant aux prix des métaux précieux et usuels ainsi que leur perception du présent supercycle minier. Une table ronde suivra leur courte présentation où le public sera appelé à les questionner et à en débattre avec eux.

Invité spécial : John A. Kaiser

Session 3
Les communautés autochtones et l'exploration au Québec

Au cours de cette session, des acteurs privilégiés prendront la parole et traiteront de la participation accrue des autochtones dans l'exploration et l'exploitation des ressources minérales au Québec. Ils nous présenteront des exemples de partenariat entre les compagnies minières et les communautés autochtones. Ces partenariats sont nécessaires au développement minéral de ce vaste territoire peu exploré du Moyen et du Grand Nord.

Invité spécial : Grand Chef Matthew Mukash du Grand Conseil des Cris

Session 4
Le Shale d'Utica : un champ de gaz naturel de classe mondiale?

La production de gaz naturel en provenance des shales gazéifères connaît depuis une décennie une croissance fulgurante aux États-Unis. Des spécialistes traiteront de ce nouveau type de gisement, actuellement un des plus prometteurs au Québec. Les résultats des plus récents développements en ce domaine seront présentés.

Invité spécial : Daniel M. Jarvie de la Worlwide Geochemistry Energy Institute de la Texas Christian University

Session 5
L'or, un filon durable

Le Québec a un ventre en or dit la chanson. On pourrait aussi dire que l'or coule dans ses veines comme en témoignent les récents succès d'exploration en Abitibi et à la Baie-James. Les conférenciers de cette session décriront certains des plus importants projets aurifères à avoir cours présentement.

Session 6
L'exploration au Québec, une riche histoire

Depuis plus de 400 ans, le Québec séduit les prospecteurs par la richesse de ses ressources naturelles. Le fer, l'or, le cuivre, l'amiante, entre autres, ont permis l'ouverture et le développement de régions qui aujourd'hui jouissent d'une économie dynamique et durable. Cette session originale nous fera revivre les plus beaux moments de l'exploration et du développement minier qui ont contribué à bâtir le Québec actuel.

Invité spécial : Jean Provencher (historien) et Gilles O. Allard de l'Université de Georgie

De plus, vous pourrez mettre à jour vos connaissances dans des domaines particuliers de la géologie, de la géophysique, de la modélisation 3D et de la gîtologie en vous inscrivant aux ateliers du lundi 24 novembre.

Finalement, pour vous permettre de décompresser, Québec Exploration 2008 vous offrira encore plus d'activités sociales et de moments de détente, tels qu'une visite au Musée, une excursion dans le Vieux-Québec, des soupers-conférences, une soirée de gala, de nombreux 5 à 7 et bien d'autres surprises!

Compte tenu de l'ampleur du congrès, il est à noter que le comité organisateur a négocié des blocs de chambres dans quatre autres hôtels situées à proximité du Château Frontenac. Pour de plus amples détails, consultez le site Internet de Québec Exploration 2008.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et l'Association de l'exploration minière du Québec, organisateurs de Québec Exploration, vous invitent à participer à ce rassemblement d'envergure qui comblera vos attentes et vos intérêts dans le domaine de l'exploration minière, pétrolière et gazière.

Visitez le site Internet de Québec Exploration et inscrivez-vous dès maintenant : www.QuebecExploration.qc.ca.


Programmation géoscientifique 2008-2009

Sylvain Lacroix et Jean-Yves Labbé
Bureau de l'exploration géologique du Québec (BEGQ), Géologie Québec

Le Bureau de l'exploration géologique du Québec dispose d'un budget de 9 M$, en 2008-2009, pour effectuer des travaux géoscientifiques qui visent à mieux connaître, à promouvoir et à mettre en valeur le potentiel minéral du territoire québécois. Ces travaux permettront de poursuivre le programme Plan cuivre et de réaliser plusieurs nouveaux levés régionaux de géophysique et de géochimie de l'environnement secondaire qui viennent s'ajouter aux projets d'inventaire et aux études géologiques menés sur le terrain au cours de l'été 2008 (Format PDF, 2,3 Mo).

Dans la région de la Baie-James, le secteur du réservoir LG4 fera l'objet d'un vaste levé aéromagnétique couvrant quarante feuillets SNRC à l'échelle de 1/50 000, dont douze seront également couverts par spectrométrie. Ce levé viendra s'ajouter au levé aéromagnétique réalisé en 2007-2008 entre les réservoirs Opinaca et LG3. Ensemble, ces deux levés aéromagnétiques couvriront le triangle délimité par les projets avancés d'exploration Renard (diamant), Éléonore (or) et Coulon (zinc-cuivre).

Dans la Province de Grenville, un nouveau levé de sédiments de fonds de lac couvrira le secteur situé entre les municipalités de Val-d'Or, de Chibougamau et de La Tuque. Ce levé vise à préciser de nouvelles cibles d'exploration, notamment dans le parautochtone grenvillien où on peut trouver des unités géologiques et structurales équivalentes à celles de la Sous-province de l'Abitibi qui sont prolifiques en métaux usuels et précieux. Le secteur situé à l'est de Sept-Îles fera également l'objet d'un vaste projet de réanalyses d'échantillons de sédiments de fonds de lac, en partenariat avec la Corporation de promotion du développement minéral de la Côte-Nord.

Dans la Province des Appalaches, un levé de sismique réflexion sera effectué dans le secteur de Rimouski, entre les municipalités de Saint-Simon et de Saint-Joseph-de-Lepage, afin d'investiguer le potentiel en hydrocarbures et en métaux de type Mississippi Valley (Pb-Zn-Ba). Des gisements de ce type ont récemment été découverts dans des réservoirs de dolomie hydrothermale aux États-Unis et en Ontario qui ressemblent à des contextes géologiques identifiés au Québec. En Gaspésie, un projet de réanalyses d'échantillons de sédiments de ruisseau couvrira une partie du secteur à l'est de Saint-Anne-des-Monts.

Ces levés viendront s'ajouter aux nombreux inventaires et aux études géologiques qui ont été réalisés sur le terrain à l'été 2008 et dont les résultats seront dévoilés à Québec Exploration 2008. Ce congrès permettra également de diffuser deux levés réalisés en 2007-2008, soit un levé aéromagnétique à la Baie-James et un levé de géochimie de fonds de lac au nord de Sept-Îles, de même qu'un nouveau projet d'évaluation du potentiel minéral en porphyres cuprifères dans la région de la Baie-James.


Géologie des ressources naturelles

À PARAÎTRE lors de Québec Exploration 2008

Le Ministère publiera, en novembre 2008, l'ouvrage intitulé « Géologie des ressources minérales » rédigé par les professeurs Michel Jebrak et Éric Marcoux.

Géologie des ressources naturellesCet ouvrage, qui est rédigé entièrement en français, est destiné aux géologues débutants ou expérimentés qui souhaitent disposer de l'information la plus factuelle possible sur les différents types de ressources minérales. Le géologue y trouvera les notions de métallogénie lui permettant de comprendre les différents modèles de gisements. Grâce à une meilleure connaissance des processus de genèse, le géologue pourra ainsi mieux guider ses travaux d'exploration.

Les auteurs traitent de l'ensemble des ressources minérales car elles résultent toutes des mêmes processus de nature géologique.

Les minerais métalliques sont privilégiés, mais on y trouve également des éléments sur les minéraux industriels ainsi que sur les ressources énergétiques organiques (pétrole, gaz, charbon) et les matériaux de carrière. Chaque chapitre présente quelques exemples d'environnements actuels, exemples choisis, autant que possible, dans la francophonie afin de permettre au lecteur de se référer à des contextes connus. L'ouvrage est abondamment illustré et parsemé de tableaux pour en faciliter la lecture et livrer le maximum d'informations.


À surveiller!

Géologie Québec publiera au cours des prochains mois plusieurs rapports afin de diffuser les résultats des travaux des géologues du Bureau de l'exploration géologique du Québec.

Voici les principaux titres quiGéologie de la partie nord-est de la Province du Supérieur paraîtront :

  1. Une synthèse d'envergure sur la géologie de la partie nord-est de la Province du Supérieur. Cet ouvrage qui sera publié dans la série Document de prestige « MM » est le résultat d'un investissement majeur du gouvernement du Québec dans le Grand Nord québécois entre 1997 et 2003.

    Il est à noter qu'un lancement spécial de cette publication sera effectué à l'occasion de Québec Exploration 2008.

  2. Quatre documents de la série « PRO » (documents promotionnels)
    • Cibles pour le modèle de gîtes porphyriques de Cu-Au-Mo pour le secteur de la Baie-James
    • Les gîtes minéraux au Québec (mise à jour)
    • Nouvelles cibles d'exploration minière définies lors des travaux du MRNF de l'été 2008
    • Résultats d'un levé de sédiments de lacs réalisé dans la région de la Côte-Nord en 2006

  3. Deux documents de la série « Géologie pour tous » (GT) à l'intention des étudiants et du grand public seront disponibles d'ici la fin de l'année
    • Les principaux événements survenus dans les temps géologiques au Québec
    • La carte géologique du Québec expliquée et simplifiée


Création du Fonds du patrimoine minier

La loi instituant le Fonds du patrimoine minier (projet de loi n° 87) a finalement été sanctionnée le 20 juin 2008. Le gouvernement du Québec avait annoncé la création de ce fonds dans son dernier budget. Le Fonds du patrimoine minier assurera la pérennité et la stabilité du financement des travaux d'inventaire géoscientifique de Géologie Québec et des travaux de R & D, en plus d'en faciliter la planification pluriannuelle.

Le Fonds du patrimoine minier sera entièrement financé par les redevances payées par les entreprises en retour de l'exploitation des ressources minérales sur le territoire québécois, en vertu de la Loi concernant les droits sur les mines. La dotation de ce fonds sera de 20 millions de dollars par année de 2008-2009 à 2010-2011 et s'établira à 10 millions de dollars par année par la suite.

Ce fonds sera affecté au financement d'activités favorisant le développement du potentiel minéral. Il vise à :

  • assurer le financement de travaux d'acquisition de connaissances géoscientifiques;
  • permettre le financement d'activités de recherche et de développement des techniques d'exploration, d'exploitation, de réaménagement et de restauration de sites miniers;
  • soutenir le développement de l'entrepreneuriat québécois et la diversification minérale.

Les disponibilités du fonds pourront également servir au financement de programmes spécifiques pour l'innovation dans le secteur minier et au soutien financier de certains organismes gouvernementaux tels que COREM et la Société de recherche et de développement minier (SOREDEM).


La restauration du site minier Aldermac :
un projet de 16,5 M$

Johanne Cyr,
Direction du développement et du milieu miniers

Les travaux de restauration du site minier Aldermac ont commencé en septembre 2008 et s'étendront sur une période de deux ans. Le coût total des travaux est estimé à 16,5 M$ et sera financé par le fonds de restauration des sites contaminés qui est sous la responsabilité du gouvernement du Québec.

La réalisation de ces travaux permettra de remettre le site dans un état naturel qui favorise la création d'habitats fauniques. Ces activités s'inscrivent tout à fait dans l'application des principes du développement durable.

Historique

Situé à 15 km à l'ouest de Rouyn-Noranda et à 3 km au nord-est d'Arntfield, le site minier Aldermac est l'un des sites miniers abandonnés1 les plus problématiques en Abitibi-Témiscamingue.

L'appellation de la propriété Aldermac dérive des noms des deux prospecteurs qui ont jalonné le site pour la première fois en 1922-1923 : W. Alderson et A.A. Mackay. Découvert en 1925, le gisement de Cu-Zn a été exploité de 1932 à 1943 par deux entreprises soit Aldermac Mines Limited et Aldermac Copper Corporation Ltd. La première a été dissoute le 13 décembre 1937 et la seconde a été mise en liquidation en janvier 1946.

Les teneurs moyennes en cuivre variaient de 1,47 à 1,65 %, les teneurs en argent étaient de 6,47 g/t et celles en or de 0,17 g/t. Le concentrateur a produit 28 041 tonnes de cuivre, 10 675 onces d'or, 389 100 onces d'argent, 63 753 tonnes de silice et environ 505 600 tonnes de pyrite.

Une problématique qui présente un défi de taille

Les travaux de caractérisation ainsi que de nombreuses études ont permis de bien établir la problématique environnementale du site minier Aldermac. On estime à 1,5 Mt la quantité de résidus miniers générateurs de drainage minier acide qui auraient été produits sur le site Aldermac. Les résidus miniers ont été déposés sans aucune mesure de confinement et couvrent actuellement une superficie de 76 hectares.

Ces résidus miniers sont composés à environ 50 % de minéraux sulfureux et contiennent des concentrations importantes en arsenic, cadmium, cuivre, molybdène, zinc et soufre. Les secteurs affectés par le drainage minier acide sont la rivière Arnoux et ses tributaires, les lacs Arnoux et Dasserat ainsi que les milieux adjacents aux résidus miniers.

Les dommages causés par cette exploitation à l'environnement sont majeurs et nécessitent des correctifs importants. De plus, ce lieu représente un risque indirect pour la santé publique puisqu'en raison de la pêche sportive la chaîne alimentaire est touchée. Compte tenu qu'aucun des exploitants visés par la Loi sur les mines ne peut être enjoint de restaurer ou de réaménager le site, celui-ci a donc un statut de site abandonné. C'est donc le MRNF qui a dû en prendre la responsabilité.

Plusieurs aspects environnementaux ont été considérés par le MRNF pour la restauration du site Aldermac :

  • l'amélioration significative de la qualité environnementale du site;
  • l'intégration du site dans son milieu;
  • le retour de la faune;
  • la compatibilité avec une utilisation future d'un éventuel gisement sur le site;
  • l'entretien et le suivi;
  • la sécurisation du site.

Les solutions retenues

Le site minier Aldermac est situé dans une vallée peu profonde suivant un axe nord-sud. Cette vallée est bordée par de nombreux affleurements rocheux à l'est et par un esker de près de 2 km de long à l'ouest. Une gravière est exploitée à l'extrémité sud de cet esker. Un cours d'eau draine le parc à résidus jusqu'au Ruisseau 1, qui se jette dans la rivière Arnoux.

Le parc à résidus commence au sud à proximité des anciennes installations de la mine pour s'étendre jusqu'à 1 900 m plus loin au nord. Il présente une dénivellation de l'ordre de 25 m du sud au nord et des dénivelées importantes s'observent aux transitions entre les secteurs.

Pour chacun des quatre secteurs distincts du site Aldermac, une option de restauration a été retenue :

Secteur sud – un recouvrement étanche

Le secteur sud présente un relief accidenté avec des zones d'affleurement rocheux. Il est à la source de l'épanchement de résidus et est situé en amont du secteur intermédiaire. Ce secteur comporte une proportion importante du volume total des résidus ainsi que différents rebuts et débris associés à d'anciens bâtiments de la mine et du concentrateur. Par endroits, l'épaisseur de résidus atteint 6 m, ce qui correspond à l'ancien point de déversement.

Un recouvrement étanche sera aménagé sur une portion du secteur sud. Il sera composé d'une géomembrane, d'un géotextile de protection, d'une couche de matériaux granulaires et d'un horizon de terre végétale sur les pentes plus prononcées. L'efficacité environnementale d'un tel système a été démontrée. Ce type de recouvrement est d'une grande efficacité pour couper l'apport d'eau et d'oxygène et empêcher la production de drainage minier acide. Les rebuts et débris seront enlevés et on les éliminera selon les règles environnementales en vigueur.

Secteur intermédiaire – excavation des résidus sulfureux

Les résidus du secteur intermédiaire seront excavés et transportés dans le secteur nord. Le terrain sera ensuite chaulé et végétalisé de façon harmonieuse avec l'environnement du site. Un plan d'eau recouvrira une partie de la superficie du secteur intermédiaire après restauration. L'efficacité de cette méthode réside en l'enlèvement complet de la source de drainage minier acide.

Secteur nord – saturation des résidus sulfureux

Le secteur nord représente la majeure partie de la surface à restaurer, soit environ 26,5 hectares. La plupart des résidus y sont déjà saturés, car la nappe phréatique est affleurante. Ce secteur demeurera un milieu humide aménagé en deux terrasses. Les résidus seront recouverts avec un matériau granulaire qui aura pour effet de maintenir la nappe phréatique toujours près de la surface en réduisant le ruissellement et l'évaporation. Cette méthode est efficace pour empêcher l'acidification des résidus et, par conséquent, la production de drainage minier acide.

Pour instaurer une nappe surélevée, il faudra rehausser les digues existantes et en construire de nouvelles. La surface des résidus sera amendée par l'ajout de chaux agricole pour minimiser les impacts d'un largage d'acidité et de métaux lourds pouvant être entraînés par l'entreposage des résidus importés des secteurs intermédiaire et du Ruisseau 1. Un effort tout particulier sera fait pour l'aménagement paysager de ce secteur afin de permettre son intégration dans le milieu et le retour de la faune.

Ruisseau 1 – nettoyage du ruisseau

Le secteur du Ruisseau 1 peut être divisé en deux segments. Le premier segment, s'écoulant du sud vers le nord sur 700 m de longueur, présente une pente supérieure à 2 %, tandis que le deuxième segment, s'écoulant de l'est vers l'ouest sur environ 1,9 km, comprend une plaine de débordement d'une largeur variant entre 20 et 100 m et présente une pente moyenne d'environ 0,2 %.

Les résidus accumulés dans les 2,6 km du Ruisseau 1 seront excavés puis transportés dans le secteur nord. Le terrain sera ensuite chaulé et végétalisé pour obtenir une couverture végétale conforme à l'environnement du site.

Le plan de restauration a été conçu par SNC LAVALIN inc. en partenariat avec les firmes Journeaux, Bédard & Ass. et Écogénie inc. La réalisation des travaux de terrain a été confiée à l'entreprise Norascon d'Amos.

Références

SNC LAVALIN, Plan de restauration du site minier Aldermac, rapport final, octobre 2007.

Bédard, Isabelle, Techniques de réhabilitation des zones d'épanchement du parc à résidus miniers Aldermac, mémoire de maîtrise, département des génies civil, géologique et des mines, École Polytechnique de Montréal, septembre 2000.

CONSOR, Rapport de caractérisation – Parc à résidus miniers Aldermac, janvier 1995.

1 : Un site minier inactif est qualifié d'abandonné lorsqu'en vertu de la Loi sur les mines aucun responsable n'est en mesure d'en entreprendre la restauration, soit parce que les responsables n'existent plus légalement ou qu'ils n'ont plus les ressources financières nécessaires.


Symposium sur le patrimoine géologique

Dans le cadre du congrès Québec 2008(1), un symposium sur le patrimoine géologique a eu lieu, en mai dernier, au Centre des congrès de Québec.

Organisé par le MRNF, le symposium Notre patrimoine géologique, a permis de réunir 18 conférenciers provenant de la plupart des provinces canadiennes et d'ailleurs. Ce symposium fut un franc succès à différents égards. D'abord, il a attiré une moyenne de 50 à 70 auditeurs par session, ce qui est excellent compte tenu des sujets très spécialisés qui étaient traités. Ensuite, le Ministère comptait parmi ses conférenciers une sommité dans le domaine de la préservation et de la promotion du patrimoine géologique au Royaume-Uni : le professeur Murray Gray de l'Université de Londres. Sa conférence, très appréciée de l'auditoire, a porté sur les principes et les valeurs de la géodiversité, à l'instar de la biodiversité, sur les dangers qui la menace et sur l'importance de la préserver.

Le symposium était subdivisé en trois sessions ayant pour thèmes :

  • les sites géologiques exceptionnels d'ici et d'ailleurs;
  • la préservation du patrimoine géologique dans les musées;
  • le patrimoine géologique : un outil dans l'enseignement des sciences de la Terre.

Les conférences de la première session ont porté sur les concepts de patrimoine géologique ainsi que sur des sites géologiques exceptionnels au Québec, au Canada et en Égypte, dont le site des falaises fossilifères de Joggings en Nouvelle-Écosse, qui a été déclaré site du patrimoine mondial par l'UNESCO au cours de l'été à Québec. De plus, un état de la situation des sites géologiques exceptionnels au Québec a été présenté. Près d'une vingtaine de sites géologiques d'intérêt ont été proposés comme sites à protéger et il seront, au cours de prochains mois, évalués et classés à titre de sites géologiques exceptionnels.

Rivière du Sault Plat, dans la région de Sept-Îles, qui cascade au travers d'une série de cannelures glaciaires géantes Rocher Percé qui, en plus d'être une attraction touristique importante de la Gaspésie, est un monolithe de calcaire qui contient une faune fossile fort intéressante
Deux exemples de sites géologiques exceptionnels : à gauche, la rivière du Sault Plat, dans la région de Sept-Îles, qui cascade au travers d'une série de cannelures glaciaires géantes; à droite, le Rocher Percé qui, en plus d'être une attraction touristique importante de la Gaspésie, est un monolithe de calcaire qui contient une faune fossile fort intéressante. (photos : MRNF)

Les conférenciers de la deuxième session ont traité du rôle des musées dans la préservation du patrimoine géologique. Plusieurs musées possèdent des collections de minéraux, roches et fossiles. Au Québec, trois musées reconnus par le gouvernement du Québec ont une vocation axée principalement sur la géologie (Musée Redpath de l'Université McGill, Musée minéralogique et minier de Thetford Mines, Musée minéralogique de Malartic).

La troisième session a été consacrée à l'enseignement des sciences de la Terre aux différents niveaux d'étude, aux ressources disponibles pour mettre en valeur le patrimoine géologique sur le plan éducatif et aux efforts déployés pendant l'Année internationale de la planète Terre pour comprendre notre patrimoine géologique. Au cours de cette session, l'organisation a innové en présentant une vidéo d'une conférence préenregistrée par des collègues du Musée royal de Tyrrell, en Alberta : un format de présentation vivant et dynamique qui mettait en valeur les efforts accomplis par le Musée royal de Tyrrel pour faire connaître ses collections et ses connaissances mondialement reconnues sur les dinosaures. Notamment, cette présentation était transmise par visioconférence à des élèves des niveaux primaire et secondaire des écoles en régions éloignées de l'Alberta.

En somme, ce symposium aura permis au Ministère d'être un acteur de premier plan à l'échelle canadienne en matière de promotion du patrimoine géologique.

(1) Congrès organisé par l'Association géologique du Canada, l'Association minéralogique du Canada, la Society of Economic Geology et la Société de la géologie appliquée aux gîtes minéraux (SGA).


Une participation accrue aux grandes manifestations dans le domaine minier hors Québec

Pierre Verpaelst,
Géologie Québec

Le Secteur des mines du Ministère sera de plus en plus présent dans les tribunes à l'extérieur du Québec. Ainsi, nous serons présents, comme à l'habitude, au congrès Mineral Exploration Roundup de Vancouver en janvier 2009 et au congrès annuel du PDAC à Toronto en mars prochain.

Cette année, le Ministère retournera au congrès China Mining qui aura lieu à Pékin à la mi-novembre. À cette occasion, le Ministère, en collaboration avec Investissement Québec, aura un kiosque qui lui permettra de vanter le potentiel minéral du Québec et les avantages de faire de l'exploration au Québec. Une conférence sera prononcée par Pierre Verpaelst sur les mêmes sujets. La promotion du potentiel minéral portera sur les projets d'exploration en cours au Québec, projets qui pourraient profiter de nouvelles sources de financement. Au cours des derniers mois, des rencontres avec des délégations chinoises nous ont permis de constater que les compagnies chinoises souhaitent participer à des projets d'exploration, et non plus seulement à des projets avancés de mise en valeur et d'exploitation.

De plus, cette année, le Ministère ajoute une nouvelle destination : la conférence « Mining Exploration Summit : Policy Initiative » à Agra en Inde. À cette occasion, la délégation du Ministère présentera le système de gestion des titres miniers implanté au Québec. Le fonds documentaire géoscientifique, le potentiel minéral et les avantages d'explorer au Québec feront aussi partie de la présentation.

Dans un contexte où les sources de financement seront de plus en plus difficiles à trouver, la promotion, à l'extérieur du Québec, du potentiel minéral et la présentation de projets prometteurs pourraient s'avérer profitables. Ces démarches s'inscrivent dans la volonté du Ministère d'être proactif dans la promotion du secteur minier du Québec.