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  • Le point sur le Plan cuivre  >>
    • Un modèle 3D géo-intégré novateur au sud du Camp minier de Chibougamau  >>
    • Évaluation du potentiel en minéralisation de type Cu-Au-Mo porphyrique en Abitibi : une contribution au Plan Cuivre  >>
  • Un nouveau levé géophysique aéroporté haute résolution pour la région de Chapais-Chibougamau  >>
  • Val-d'Or, pôle minier du Québec  >>
  • Programmation 2006-2007 - Une cartographie de vastes territoires  >>
  • Québec Exploration 2006 - Québec sera l'hôte de l'industrie de l'exploration minière en novembre prochain  >>
  • Un nouveau président à la tête de l'Association géologique du Canada  >>

Le point sur le Plan cuivre

Robert Marquis, directeur
Bureau de l'exploration géologique du Québec
Direction générale de Géologie Québec

Le Québec a vu, au cours des dernières années, plusieurs producteurs de cuivre cesser leurs activités en raison de l’épuisement de leurs réserves minières. Cette diminution de la production locale de cuivre a eu un impact majeur sur l’alimentation en concentré à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda. Actuellement, l’importante consommation mondiale de cuivre permet d’assurer le maintien des activités de la fonderie Horne. Toutefois, son développement à moyen et à long terme nécessite un approvisionnement local.

Le Plan cuivre : son élaboration

L’élaboration d’un plan cuivre a été proposée initialement, en octobre 2003, par un groupe de travail sur la relance et l’efficacité accrue de l’exploration minière au Québec. Cette idée a été reprise en juin 2004 par la Coalition Noranda qui a alors prôné la formation d’un comité regroupant les principaux intervenants de l’industrie minière et du développement économique régional afin de dresser l’état de la situation, de préciser les enjeux et d’élaborer des recommandations pour favoriser la découverte de nouveaux gisements de cuivre.

Un groupe d’experts provenant des gouvernements du Québec et de l’Ontario, du gouvernement fédéral, de plusieurs compagnies privées, d’universités québécoises et ontariennes et de centres de recherche spécialisés s’est également réuni en atelier à Rouyn-Noranda en mars 2005. Ces experts de l’industrie du cuivre ont recommandé la réalisation de nouveaux travaux géoscientifiques dans des secteurs spécifiques de la ceinture de roches vertes de l’Abitibi dont le potentiel pour la découverte de gisements de cuivre est encore considérable.

Raviver les activités d’exploration pour le cuivre

Même s’il existe une couverture géologique relativement complète de ce territoire, beaucoup de travaux devront être effectués rapidement pour raviver l’exploration pour le cuivre. Il s’agit plus spécifiquement de levés géophysiques et géologiques, ainsi que de levés géochimiques des dépôts meubles et de diverses cartes thématiques. Ces travaux multidisciplinaires nécessiteront la mise en réseau des ressources humaines du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, de la Commission géologique de l’Ontario et de la Commission géologique du Canada en association avec les universités, divers centres de recherche et plusieurs compagnies d’exploration minière.

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune entend agir en leader pour favoriser la découverte et la mise en production de nouveaux gisements, en adoptant cette nouvelle approche de partenariat qui nécessitera un effort de concertation sans précédent. Cette stratégie favorisera sans aucun doute la découverte de nouveaux gisements de cuivre et assurera le développement à moyen et long terme de cette industrie.

Les secteurs d’intérêt

Au cours des années, le Ministère a investi considérablement dans des travaux d’acquisition de connaissances géoscientifiques. Les levés géologiques, géophysiques et géochimiques ont été effectués sur l’ensemble du territoire québécois avec une couverture plus ou moins détaillée selon les secteurs d’intérêt.

Dans le cadre du Plan cuivre, l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec sont les deux régions administratives ciblées pour la majorité des travaux. Entre 2006 et 2009, les efforts seront concentrés dans les secteurs géologiques suivants :

  1. le secteur entre Lebel-sur-Quévillon et Normétal;
  2. le secteur de Rouyn-Noranda;
  3. le secteur de Chibougamau;
  4. la Baie-James au nord de la rivière Eastmain.

Les travaux à réaliser

L’approche préconisée variera selon le degré de connaissances géoscientifiques dans chacun des secteurs indiqués. Les travaux à réaliser sont de trois ordres :

  1. acquisition de données géophysiques aéroportées et au sol;
  2. acquisition de données géochimiques pour les roches et pour les dépôts meubles;
  3. nouvelles cartographies géologiques et mise à jour des cartes existantes;
  4. acquisition de données géoscientifiques spécifiques (études thématiques).

Pallier la baisse de la production de cuivre au Québec

En conclusion, même si les conditions actuelles du marché sont favorables au maintien des activités minières liées à la production cuprifère, la démarche menant au Plan cuivre a permis de bien cerner la problématique et de dégager les avenues à suivre afin de pallier la baisse de production de cuivre au Québec. Les mesures déterminées et mises en œuvre par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune sont essentielles pour stimuler les travaux d’exploration pour ce métal, accroître le nombre de sociétés d’exploration pour le cuivre, hausser les dépenses d’exploration et générer de nouvelles cibles d’exploration.

Le meilleur potentiel de découvertes à court terme se trouve encore près des sites miniers connus où le contexte géologique est favorable et où des infrastructures routières et minières sont présentes. Dans ces territoires, l’exploration doit toutefois cibler une plus grande profondeur.

Pour réaliser rapidement les travaux nécessaires, une entente de partenariat sera conclue prochainement avec nos collègues de l’Ontario et du gouvernement fédéral, et les travaux seront réalisés avec l’appui de l’industrie.

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Un modèle 3D géo intégré novateur
au sud du Camp minier de Chibougamau

Patrice Roy (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune)
Francine Fallara (URSTM-UQAT)

Le secteur de Chibougamau jouit d’un historique minier considérable. Cependant, ce secteur demeure relativement peu exploré. Pour contribuer à y relancer les activités d’exploration, un modèle 3D géo-intégré du flanc sud du Complexe du lac Doré est en cours de préparation. Il s’agit d’une approche régionale novatrice qui permettra de formuler des requêtes et de cibler différents types de gîte à l’intérieur du même modèle. De nouvelles cibles d’exploration pourraient donc être identifiées à partir des modèles gîtologiques connus.


Géologie et minéralisations en 2D du secteur du flanc sud du Complexe du lac Doré qui sera modélisé en 3D.
Le secteur choisi pour le modèle possède un excellent potentiel pour l’exploration du cuivre et de l’or. Il couvre le flanc sud du Complexe du lac Doré et inclut les gîtes cuprifères Devlin et Corner Bay ainsi que le gîte de Vanadium du lac Doré. Il comprend également le membre de Lemoine, hôte de l’ancienne mine Lemoine, reconnue pour ses teneurs et ses revenus nets exceptionnels. Enfin, il couvre la bande volcanique au sud du Complexe du lac Doré, jusqu’au Pluton de La Dauversière. Cette bande renferme plusieurs indices d’or et de cuivre, dont le gîte East Showing.

Plusieurs indices du secteur peuvent être associés à des modèles de gîte existants. Parmi ceux-ci, les plus importants sont les sulfures massifs volcanogènes, les filons Cu-Au, les gîtes magmatiques Fe-Ti-V, les porphyres Cu-Au, les veines Cu-Au de type Chibougamau et les filons d’or orogéniques. Leurs principales caractéristiques sont présentées au tableau (Format PDF, 62 Ko).

Plusieurs actions seront mises de l’avant à la suite de la réalisation de ce modèle 3D. Il s’agit d’une occasion de réviser et de valider la stratigraphie, d’uniformiser la banque de données, de mettre à jour la carte géologique, d’étudier les indices les plus récents, de valider les modèles métallogéniques établis, de définir les enveloppes d’altération régionales et de localiser de nouveaux vecteurs d’exploration en 3D.


Les différentes étapes de la construction du modèle 3D géo-intégré sur le flanc sud du Complexe du lac Doré et l’état d’avancement des travaux.

Le modèle 3D préliminaire du flanc sud du Complexe du lac Doré sera disponible à l’occasion du congrès Québec Exploration 2006, qui se déroulera en novembre prochain. Les différentes étapes de sa construction, l’état d’avancement des travaux et les produits à livrer sont présentés à la figure ci-contre.

Le modèle est réalisé en partenariat avec l’URSTM-UQAT, avec la collaboration des compagnies minières actives dans le secteur : Cambior, Ressources Campbell, Ressources Cogitore, Ressources Loubel (Lounor) et SOQUEM.

 

Pour en apprendre davantage au sujet de la modélisation 3D, nous vous invitons à lire l’article intitulé Modélisation 3D géo-intégrée, diffusé en février 2003.

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Évaluation du potentiel en minéralisation de type Cu-Au-Mo porphyrique en Abitibi : une contribution au Plan Cuivre

Jean-Yves Labbé
Direction générale de Géologie Québec

À l’occasion d'un atelier portant sur le Plan Cuivre qui s’est tenu à Rouyn-Noranda en mars 2005, l'idée d'effectuer une évaluation du potentiel minéral pour les gîtes de type Cu-Au-Mo porphyrique en Abitibi a été soulevée.

En raison de l'enthousiasme démontré par l'industrie à la suite de la publication d'une étude sur le potentiel en sulfures massifs volcanogènes (EP 2005-01), l'exercice sera répété pour les minéralisations de type Cu-Au-Mo porphyrique de l'ensemble de l'Abitibi. Cette étude, basée sur 15 paramètres géologiques distincts, a permis d'élaborer jusqu’à maintenant une carte de potentiel à l'échelle de 1/500 000.

Cette carte illustre :

  • les secteurs propices à la découverte de minéralisations de type Cu-Au-Mo porphyrique;
  • environ 75 cibles d'exploration qui correspondent à des zones de haute favorabilité non jalonnées au moment de l'étude.

Les résultats finaux de cette étude seront publiés en exclusivité à l’occasion du congrès Québec Exploration 2006, qui se déroulera à Québec en novembre prochain. Outre la carte de potentiel à l'échelle de 1/500 000, le document comportera un rapport explicatif sur les différentes étapes du modèle d'évaluation, 21 cartes à l'échelle de 1/500 000 illustrant les résultats intermédiaires de chacune de ces étapes et 5 cartes de potentiel à l'échelle de 1/250 000. Une base de données descriptives sur les 75 cibles d'exploration sera aussi disponible.

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Un nouveau levé géophysique aéroporté haute résolution pour la région de Chapais-Chibougamau

Benoît Dubé, Commission géologique du Canada
Patrick Houle, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

Reconnue depuis le début des années 1950 comme un important producteur de cuivre et d’or, la région de Chapais-Chibougamau a connu, au cours des dernières années, une baisse marquée des travaux d’exploration. Pour aider la relance de l’exploration des métaux usuels dans les camps miniers en difficulté, Ressources naturelles du Canada, sous la supervision de la Commission géologique du Canada, a réalisé, à l’hiver 2006, un levé aéroporté de type MEGATEM II dans la région au coût de 1,2 M$ dans le cadre du programme fédéral d’Initiative géoscientifique ciblée (IGC-TGI-3 Abitibi).

Les principaux objectifs visés par ce levé sont :

  • de générer de nouvelles cibles d’exploration afin d’augmenter l’investissement privé en exploration dans la région;
  • d’acquérir de nouvelles connaissances afin de raffiner la compréhension géologique des différents secteurs visés par le levé;
  • de poursuivre le partenariat avec le Plan Cuivre Québec du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune;
  • de créer des retombées économiques pour la région.

De plus, à la suite d’une analyse de la région de Chapais-Chibougamau réalisée en collaboration avec le Ministère et l’industrie, quatre secteurs d’intérêt ont été privilégiés pour la couverture du levé couvrant 1 700 km2. Ces secteurs ont été choisis principalement pour :

  • leur géologie favorable à la découverte de gisements de métaux usuels (sulfures massifs volcanogènes, Cu-Au filonien et porphyre cuprifère),
  • la présence d’infrastructures minières à proximité,
  • le nombre peu élevé de travaux d’exploration,
  • la couverture géophysique aéroportée
  • un bon accès routier.

Les résultats du levé MEGATEM II de Chibougamau seront publiés le 1er août 2006 (ou au début d’août 2006), sous forme de cartes et de données numériques. Les données en profil et les grilles seront accessibles dans le site internet du Centre de données géophysiques de la Commission géologique du Canada. Une série de cartes à l'échelle de 1/50 000 et de  1/20 000 présentant les résultats du levé sera publiée et distribuée à faible coût. Les images et les fichiers PDF pourront être téléchargés gratuitement dans le site Web MIRAGE (Base de données pour l'affichage d'images géoscientifiques). Finalement, les données ponctuelles et en grille seront accessibles gratuitement dans le site Web « Entrepôt de données géoscientifiques - données aéromagnétiques ». Des frais seront chargés s’il est nécessaire de faire des copies sur DVD ou sous un autre format.

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à contacter le Centre de données géophysiques, aux coordonnées suivantes :

615, rue Booth, bureau 235
Ottawa (Ontario) K1A 0E9
Tél. : (613) 995-5326
Téléc. : (613) 952-8987
Courriel : infogdc@agg.NRCan.gc.ca

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Val-d'Or, pôle minier du Québec

L’industrie minière québécoise vit en ce moment une période prospère. En effet, le nombre de découvertes d’importance réalisées en sol québécois et le prix favorable des métaux ont permis au Québec de connaître, en 2005, l’une de ses meilleures années depuis vingt ans.

De tous les investissements consentis en exploration minière et en mise en valeur de gisements miniers, une proportion de 80 % sont réalisés dans les régions de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. Le gouvernement du Québec a récemment reconnu ces régions comme un important pôle minier du Québec et a donc procédé au regroupement de plusieurs services.

Création du Bureau de l'exploration géologique du Québec

Le député d'Abitibi-Est, ministre des Ressources naturelles et de la Faune et ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue et de la région du Nord-du-Québec, M. Pierre Corbeil, a annoncé, le 10 mars dernier, la création du Bureau de l'exploration géologique du Québec, situé à Val-d'Or. Sa mise sur pied renforce les travaux d'inventaires géologiques et contribue ainsi au renouvellement des réserves minières, en plus de participer activement au renforcement de l'industrie minière du Québec.

Le Bureau de l'exploration géologique du Québec a un mandat provincial; il contribue à la connaissance du potentiel minéral de toutes les régions du Québec. Le gouvernement du Québec donne ainsi à ses équipes les moyens d'être davantage efficaces, d'être près des territoires où l'activité en exploration est la plus intense et de bien desservir l'ensemble du Québec. La planification et l'orientation des travaux de géologie pour l'ensemble du Québec continueront de se faire par l'entremise d'un comité regroupant des intervenants de toutes les régions.

Créneau d'excellence Techno-mines souterraines

La mobilisation de tous les acteurs est essentielle afin de réaliser de nouvelles initiatives de diversification et de développement économique créatrices d'emploi. Sur la base des forces et des particularités de l'Abitibi-Témiscamingue et en mettant en réseau les entreprises et les organismes de formation et d'innovation, les acteurs du secteur minier de la région ont récemment relevé le défi de se donner une vision commune de développement.

Le créneau d’excellence Techno-mines souterraines est donc un moyen privilégié pour assurer le développement de régions dynamiques, innovantes et compétitives à l’échelle mondiale. Ainsi, l’Abitibi-Témiscamingue est maintenant outillée pour renforcer son rôle de leader au Québec et se positionner avantageusement sur les marchés mondiaux dans le secteur minier.

Mentionnons qu’un plan d’action a été défini. Il présente les projets à réaliser et les gestes à poser au cours des cinq prochaines années afin d'atteindre, en 2020, la reconnaissance mondiale de l’expertise de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec pour une exploitation minière souterraine innovatrice, compétitive, sécuritaire, respectueuse des principes du développement durable et compatible avec la diversité des usages du territoire. 

Déménagement de SOQUEM

Après la création à Val-d'Or du Bureau de l'exploration géologique du Québec, le siège social de SOQUEM sera transféré de Québec à Val-d'Or. Le gouvernement, avec la Société générale de financement (SGF), accorde également 3M$ par année pour les trois prochaines années à SOQUEM. Cela permettra à cet acteur important en exploration minière au Québec de poursuivre ses activités.

Le mandat de SOQUEM est provincial. Cependant, en situant sa direction en Abitibi-Témiscamingue, nous rapprochons cette société des lieux où l'activité d'exploration est la plus intense, créant ainsi une synergie avec les autres acteurs du domaine.

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à lire le communiqué de presse diffusé à cet effet.

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Programmation 2006-2007
Une cartographie de vastes territoires

Robert Marquis, directeur
Bureau de l'exploration géologique du Québec
Direction générale de Géologie Québec

La programmation 2006-2007 du Bureau de l’exploration géologique du Québec est basée sur un partenariat renouvelé avec le milieu et sur la mise en réseau des ressources humaines et financières de tous les paliers de gouvernements concernés par une exploitation raisonnée de la ressource minière comme outil de développement économique durable.

En 2006-2007, dans le cadre de la première programmation annuelle du Bureau de l’exploration géologique du Québec, l’accent sera mis notamment sur la cartographie de vastes territoires, à la Baie-James et sur la Côte-Nord. Plusieurs études thématiques seront réalisées également en partenariat avec la Commission géologique du Canada, l’Ontario Geological Survey et nos partenaires industriels et universitaires.

À la Baie-James, une nouvelle campagne de cartographie étalée sur trois ans sera concentrée dans un couloir est-ouest, au nord de la rivière Eastmain. Ce secteur n’a pas été revisité depuis la fin des années 1970 et plusieurs découvertes récentes nécessitent la réalisation de nouveaux travaux pour préciser le contexte géologique régional. Nous terminerons également cette année la cartographie de la région du lac Olga, amorcée en 2002, pour ainsi faire la jonction entre la géologie des régions de Matagami et de Chibougamau.

Sur la Côte-Nord, une campagne de cartographie d’envergure commencera à l’été 2006 dans la région de Baie-Comeau. Cette nouvelle cartographie se fera en parallèle avec le démarrage d’un ambitieux projet de synthèse régionale de la province de Grenville qui s’étalera sur les cinq prochaines années.

Dans la ceinture des roches vertes de l’Abitibi, les travaux de terrain seront réalisés sur des secteurs précis déterminés avec la participation de l’industrie. Ces secteurs ont été choisis pour leur potentiel minéral élevé en métaux de base, particulièrement en cuivre. Cette approche stratégique repose sur un effort de concertation sans précédent. Elle permettra d’effectuer une meilleure intégration des connaissances géologiques du Groupe de Blake River et de trouver rapidement de nouvelles cibles d’exploration dans la région de Rouyn-Noranda.

À Chibougamau, les travaux de terrain de l’été 2006, planifiés afin de tenir compte des résultats d’un nouveau levé géophysique aéroporté MEGATEM réalisé récemment par la Commission géologique du Canada dans le cadre de l’Initiative géoscientifique ciblée IGC/TGI 3, permettront notamment de mettre à jour plusieurs cartes géologiques dans cette région à fort potentiel cuprifère. La compilation des données sur les dépôts meubles de la région située au nord du lac Mistassini amorcée en 2005-2006 se poursuivra également, en concertation avec la Table jamésienne de concertation minière.

Un autre aspect important de la programmation 2006-2007 consistera à démarrer un ambitieux projet pluriannuel de forage systématique des dépôts quaternaires dans le couloir Lebel-sur-Quévillon-Normétal. Financé conjointement par les deux paliers de gouvernement et réalisé avec la collaboration de partenaires universitaires, ce projet permettra d’améliorer considérablement notre compréhension d’une région dont le potentiel pour les métaux de base demeure à ce jour méconnu. La détermination de nouvelles cibles d’exploration dans ce secteur à fort potentiel est l’une des pierres angulaires de cette programmation.

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Québec Exploration 2006

Québec sera l'hôte de l'industrie
de l'exploration minière en novembre prochain

C’est sous le thème « L’exploration à son meilleur » que Québec accueillera, du 20 au 23 novembre prochain, les représentants de l’industrie de l’exploration minière dans le cadre de la quatrième édition de Québec Exploration. L’événement, organisé conjointement par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et l’Association de l’exploration minière du Québec, rassemblera quelque 1 400 participants provenant également des milieux financiers et scientifiques.

Sous la présidence d’honneur de M. Ian Telfer (Goldcorp Inc.)

Québec Exploration 2006 se déroulera sous la présidence d’honneur de M. Ian Telfer, président et chef de la direction de Goldcorp Inc. «  Étant donné l’acquisition récente du gisement aurifère Éléonore par Goldcorp et son engagement dans le nord-ouest du Québec, c’est pour moi un privilège d’être président d’honneur de Québec Exploration 2006. Goldcorp est heureuse de prendre part à cette croissance et d’investir dans ce qu’elle croit être l’un des nouveaux districts aurifères les plus prometteurs en Amérique du Nord. C’est donc avec grand plaisir que je vous invite à assister à Québec Exploration 2006, qui, en plus d’être une excellente occasion de réseautage, vous permettra d’échanger des idées et d’en apprendre davantage sur l’exploration minière au Québec », a-t-il déclaré.

Une nouveauté : le Forum Exploration/Investissement

Le Forum Exploration/Investissement constituera une occasion unique d’assister à des conférences et à des présentations de spécialistes en investissement et en exploration. Les participants créeront ainsi des contacts et échangeront avec des investisseurs, des analystes financiers, des courtiers et d’autres représentants de la communauté d'affaires ainsi qu’avec des entreprises du secteur de l’exploration au Québec.

Une programmation de haut niveau

Québec Exploration 2006 offrira également aux participants des conférences géoscientifiques et des ateliers qui porteront notamment sur les activités d’exploration au Québec. Il y sera question plus particulièrement de la géologie de la ceinture de l'Abitibi qui s’étend au Québec et en Ontario tout comme des modèles qui permettent d'expliquer la formation des gisements de cuivre-nickel du monde. Les participants pourront également prendre connaissance des importants efforts actuellement déployés en exploration pétrolière et gazière au Québec et qui laissent entrevoir de nouvelles découvertes.

Pour en connaître davantage sur la programmation de Québec Exploration 2006, nous vous invitons à consulter le site Internet de l’événement.

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Un nouveau président à la tête
de l'Association géologique du Canada

Lors du congrès annuel de l’Association géologique du Canada (AGC/GAC) tenu à Montréal en mai 2006, Robert Marquis, directeur du Bureau de l’exploration géologique du Québec, a été élu président.

L’AGC/GAC est une société savante forte de plus de 2000 membres répartis sur l’ensemble du territoire canadien et à l’étranger. Son bureau de direction est constitué de trois employés permanents et est situé à l’université Memorial de St.John’s,Terre-Neuve.

L’AGC/GAC regroupe douze divisions thématiques et six sections régionales qui ensemble font la promotion des géosciences à l’échelle nationale et internationale. En plus de présider les réunions du conseil d’administration et du comité exécutif de l’AGC/GAC, le président siège également à d’autres conseils d’administration dont celui de la Fondation géologique canadienne et celui du Conseil canadien des géosciences.

Cette nomination permet notamment au directeur du Bureau de l’exploration géologique du Québec de promouvoir le leadership du secteur de l’énergie et des mines du MRNF auprès des leaders de la communauté géoscientifique canadienne, des chercheurs universitaires de grande renommée ainsi que des directeurs de commissions géologiques provinciales et fédérale et des représentants influents de l’industrie minière et pétrolière.

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