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- Québec
Exploration - Visez juste! >>
- L'uranium, un
vent d'optimisme >>
- Distribution
des minéralisations Ni-Cu-EGP dans la Ceinture de Cape
Smith >>
- Minéralisations
aurifères : du nouveau dans la Ceinture d'Urban-Barry >>
- GESTIM Plus,
une version améliorée à l'intention de nos
clients >>
- Du nouveau dans la livraison de données d'analyses géochimiques >>
Québec
Exploration - Visez juste!
Une rencontre incontournable avec les leaders de
l'exploration minière au Québec!
Au programme :
- Les secteurs et les indices les plus prometteurs au Québec
et ailleurs au Canada
- Les meilleures occasions d'investissements
- Les plus récentes découvertes et des exclusivités
- Les nouveaux modèles métallogéniques et
les plus récentes techniques d'exploration
- Les plus récents progrès en exploration gazière
et pétrolière au Québec
- Le portrait de l'industrie de la pierre architecturale : volets
exploration, exploitation et transformation
Soyez-y! 1 200 participants vous y attendent!
Pour en savoir d’avantage sur la programmation
ou pour vous inscrire, visitez le www.QuebecExploration.qc.ca

L'uranium
: un vent d'optimisme
Serge Perreault, géologue résident,
Direction de Géologie Québec
- Les gîtes d'uranium
au Québec Les gîtes d'uranium au Québec
- Potentiel au Québec
- Un rappel économique
- En 2005
- La production mondiale
d'uranium
- Références
L’intérêt de la communauté
minière pour l’uranium renaît au Québec
après 22 ans de relative inactivité. Même
si la production d’uranium est concentrée en Saskatchewan
et que c’est dans cette province que la majeure partie des
dépenses en exploration au Canada sont consacrées,
le Québec représente néanmoins un terrain de
jeu intéressant pour l’exploration de cette substance.
Bien que de vastes régions du Québec aient déjà
fait l’objet de travaux d’exploration, ceux-ci n’ont
eu qu’une importance limitée en raison du manque de
données radiométriques, géochimiques et géologiques.
Toutefois, grâce à un récent levé géochimique
de sédiments de fonds de lac dans le Grand- Nord, à
la cartographie de la partie nord de la Province du Supérieur
et à une utilisation judicieuse des bases de données
de SIGEOM, il est maintenant possible de planifier des campagnes
d’exploration de terrain dans des territoires qui furent oubliés
entre les années 1960 et 1980.
Les gîtes d’uranium
au Québec
Le Québec a connu deux grandes vagues d’exploration
pour l’uranium. La première a lieu dans les années 1950
et 1960. Cette période correspond également
à la réalisation de grands levés radiométriques
aéroportés régionaux par la Commission
géologique du Canada. Seul le sud du Québec
est couvert par ces levés. La deuxième période
commence au milieu des années 1970 et se termine
au début des années 1980. Depuis, l’exploration
pour l’uranium a pratiquement cessé. Cependant,
à partir de l’automne 2004, les anciens
gîtes d’uranium connus ont suscité la convoitise
de plusieurs compagnies minières junior et
senior.
Au Québec plusieurs types de gîtes d’uranium
ont été reconnus (Clark et Wares, 2004; Sidex
2004; SIGÉOM-Gîtes; Boily et Gosselin, 2004;
Gosselin et al., 2003; Masse, 1974) : |

(Format PDF, 186 Ko)
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- les gîtes d’origine sédimentaire stratiforme
dans les grès (Formation de Sakami (ex. : gîtes
Lac Gayot (Fearless One) et Lac Bert); Groupe de Chioak dans la
Fosse du Labrador (ex. : indice Chioak);
- les gîtes liés à des discordances, semblables
à ceux du bassin de l’Athabasca (ex. : rivière
Camie et lac du Castor, dans le bassin des monts Otish);
- les gîtes filoniens (épithermaux), avec cuivre
et/ou or, associés à de l’albitisation (ex.
: indice Sagar, dans la Fosse du Labrador);
- les gîtes d’uranium–or dans des conglomérats,
semblables à ceux d’Elliot Lake en Ontario (formation
d’Apple dans la Province du Supérieur);
- les gîtes de type fer-oxydes avec uranium, cuivre et
or, de type Olympic Dam en Australie (ex. : les indices Nipissis
(Kwijibo) sur la Côte-Nord);
- les gîtes associés à des pegmatites et
des granitoïdes (ex. : indices de la région de
Mont-Laurier–Grand-Remous, région de Baie-Johan-Beetz
et d’Aguanish, sur la Côte-Nord dans la Province de
Grenville);
- les gîtes associés à des carbonatites ou
à des complexes ignés alcalins, du type Palabora
(ex. : carbonatite d’Oka; complexe alcalin du lac Brisson
(Strange Lake)).
Potentiel au Québec
La plupart des indices travaillés entre
les années 1960 et 1980 n’ont pas permis
de mettre au jour des gîtes rentables. Toutefois, le potentiel
minéral pour des gîtes d’uranium est présent
au Québec.
- Les roches sédimentaires du Paléoprotérozoïque
du bassin des monts Otish, de la Formation de Sakami et de celles
de la bordure ouest de la Fosse du Labrador (Groupe de Chioak)
représentent des zones hautement favorables à des
gîtes de type discordance (type Athabasca) et de type sédimentaire
stratiforme dans des grès. Il faut se demander ce qu’il
en est pour le Groupe de Wakeham dans la Province de Grenville.
- La Fosse du Labrador est l’exemple parfait de gîtes
de type filonien associé à de l’albitisation.
Le potentiel pour l’Orogène de l’Ungava (Fosse
de l’Ungava) et de la Province de Grenville reste aussi
à déterminer.
- Les gîtes associés aux pegmatites (alaskites) et
aux granitoïdes peralumineux de type Rössing (Namibie)
sont fort bien connus dans la Province de Grenville et quelques
exemples sont connus dans la Province du Supérieur. Il
serait intéressant de savoir ce qu’il en est de la
zone Noyau située entre les limites orientales de la Fosse
du Labrador et celle de l’Orogène des Monts Torngat.
La présence de métasédiments migmatisés,
d’un cortège imposants d’intrusifs granitiques
(ex. : batholite De Pas) et d’anomalies uranifères
dans les sédiments de fonds de lac mérite que l’on
s’attarde à ce vaste territoire.
- Pour ce qui est du potentiel uranifère des Appalaches,
seuls quelques indices sont connus (ex. : Saint-Armand, Sainte-Anne-du-Lac,
près de Thetford-Mines). Toutefois, cette province géologique
mérite une attention particulière puisqu’elle
est située près des infrastructures majeures de
transport et des grands marchés nord-américains.
- Enfin, il existe peut-être un potentiel pour les gîtes
d’uranium associés à des roches volcaniques
felsiques d’affinité subalcaline à hyperalcaline
(ex. : le gîte Michelin au Labrador). Le Groupe de
Wakeham (Province de Grenville), certaines unités volcaniques
de l’Orogène du Nouveau-Québec et des Appalaches
représentent des zones cibles pour ce type de gîtes.

Un rappel économique
La grande dépression qu’a connu le
marché de l’uranium est attribuée à plusieurs
facteurs, dont des accidents majeurs dans des centrales nucléaires
aux États-Unis (1979) et dans l’ex-URSS (1986), qui
ont ralenti ou tout simplement stoppé la mise en chantier
de nouvelles centrales nucléaires dans ces pays et dans certains
pays industrialisés. Avec la dénucléarisation
de l’arsenal nucléaire des deux superpuissances, le
recyclage des barres de combustibles d’uranium et de plutonium
et la liquidation d’inventaires d’uranium, de nouvelles
sources d’approvisionnement secondaire de plutonium et d’uranium
firent leur apparition sur les marchés dans les années 1990
(Comb, 2004, World Nuclear Association, octobre 2004).
Le marché de l’uranium a été
dominé par une production primaire qui excédait les
besoins des réacteurs nucléaires entre 1970 et 1984.
Cette production d’uranium était basée sur des
prévisions erronées d’une forte croissance de
la production d’énergie nucléaire (Sidex, 2004).
Jusqu’en 1990, la production primaire d’oxyde octovalent
d’uranium (U3O8) dépassait largement
la demande. Par la suite, cette production primaire d’U3O8
a décru par rapport à la demande (Comb, 2004). Entre 1985
et 2003, nous avons même assisté à une
liquidation des stocks.
Depuis près de deux ans, le prix spot d’U3O8
a augmenté en flèche pour atteindre 30 $ US/lb
sur le marché international, alors qu’il était
à 12 $ US/lb en octobre 2003 (source :
Ux Weekly; Bonel et Chapman, 2005). En 1976-1977, le prix du
U3O8 avait atteint un sommet historique inégalé,
au-delà de 100 $ US/lb (prix en dollars de 2004 ou ~ 43 $ US/lb
en dollars courants). Il a ensuite connu une décroissance
vertigineuse à partir de 1980 pour atteindre le fond
du baril en 2001 en s’établissant sous la barre
des 8 $ US/lb. Les prix spot de l’uranium représentent
environ 15 % du marché alors que 85 % des transactions
sont conclues sous la forme de contrats à long terme, généralement
à un prix supérieur au prix spot (Sidex, 2004).

En 2005
Depuis le sommet de Kyoto, les principaux pays
industrialisés se sont engagés à réduire
leur émissions de gaz à effet de serres, responsable
en partie des changements climatiques notés par les scientifiques
depuis plus d’un siècle. Hormis l’hydro-électricité,
l’énergie solaire ou l’énergie éolienne,
l’énergie nucléaire est celle qui dégage
le moins de gaz à effet de serre comparée à
l’énergie produite à partir des combustibles
fossiles (World Nuclear Association, février 2005).
Afin de rencontrer les exigences de Kyoto et de réduire leur
dépendance face au pétrole et au gaz naturel pour
combler leur besoin énergétique, plusieurs pays industrialisés
ont décidé de construire de nouvelles centrales nucléaires.
De plus, compte tenu de la demande croissante en besoin énergétique
de la part de pays émergeant telle que la Chine, l’Inde
et autres pays du sud-est asiatique, ainsi que l’épuisement
progressif de plusieurs gisements actuellement exploités,
un manque d’approvisionnement en uranium est anticipé
d’ici les 10 à 15 prochaines années.
Actuellement la production primaire d’uranium ne représente
que 55 % des besoins des réacteurs nucléaires en opération
(World Nuclear Association, octobre 2004). Ceux-ci constituent
des ingrédients nécessaires à une recrudescence
des prix spot de l’uranium qui favorisera un regain d’intérêt
de la part des compagnies minières à concentrer une
partie de leurs dépenses en exploration à la recherche
de gîtes uranifères.

La production mondiale
d’uranium
La production mondiale d’uranium en 2003
a atteint 36 300 tonnes (Bonnel and Chapman, 2005). Les
réserves mondiales dont le coût de production est inférieur
à 40 $/kg sont estimées à près
de 2 Mt d’uranium, ce qui représente plus de 30
ans de besoins pour les réacteurs existants (Sidex, 2004).
La production canadienne pour 2004 s’est élevée
à 13 676 tonnes de concentré d’U3O8
et équivaut à 30 % de la production mondiale.
Cette production est évaluée à 800 M$ CA.
Les réserves d’uranium à bas coût de production
(ce qui comprend les ressources assurées raisonnables et
les ressources additionnelles estimées de catégorie
1) sont de 590 000 tonnes d’U3O8
et correspondent à 12 % des réserves mondiales.
Par comparaison, les réserves d’U3O8à
bas coût de production représentent le double des réserves
canadiennes. La production canadienne provient en totalité
de la Saskatchewan (bassin de l’Athabasca). En 2003,
environ 13 M$ ont été consacrés à
l’exploration minière hors site, principalement en
Saskatchewan (World Nuclear Association, août 2005).
À l’heure actuelle, le Québec ne produit pas
d’uranium.

Références
Bonnel and Chapman, 2005. Uranium, Dans
World metals and minerals review 2005, éditeurs
Metal Bulletin, British Geological Survey and Industrial Minerals,
p. 293-297.
Clark, T. et Wares, R. 2004. Synthèse
lithotectonique et métallogénique de l’Orogène
du Nouveau-Québec (Fosse du Labrador), Ministère
des Ressources naturelles et de la Faune, Québec; MM 2004-01,
182 p.
Comb, J., 2004. Fueling the future: A new paradigm
assuring uranium supplies in an abnormal market, World Nuclear
Association Annual Symposium, 8 au10 septembre 2004,
London, 16 p.
Boily. M. et Gosselin, C., 2004. Les principaux
types de minéralisations en métaux rares (Y-Zr-Nb-Ta-Li-Be-ETR)
au Québec, Ministère des Ressources naturelles
et de la Faune, Québec, ET 2004-01, 41 p.
Gosselin, C. et collaborateurs, 2003. Minéralisations
en métaux rares (Y-Zr-Nb-Ta-Li-Be-ETR) au Québec,
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Québec,
DV 2003-03.
Masse, J.P., 1974. L’uranium au Québec,
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Québec;
GM 51690, 88 p.
SIDEX, 2004. Explorer pour l’uranium
au Québec, Bulletin SIDEX, novembre 2004, 12 p.
World Nuclear Association, 2004. Uranium markets,
octobre 2004, 5 p.
World Nuclear Association, 2005. Sustainable
Energy, février 2005, 5 p.
World Nuclear Association, 2005. Canada’s
uranium production and nuclear power, août 2005,
8 p.
Autres lectures suggérées
sur les types de gîtes uranifères au Canada et dans
le monde :
Géologie des types de gîtes minéraux
du Canada, révision par O.R. Eckstrand, W.D. Sinclair
et R.I. Thorpe, Commission géologique du Canada, Géologie
du Canada, nº 8, 1996. Voir les sections 1.1, 1.2,
7, 8.1, 12, 13, 14, 21 et 22.
Dahlkamp, F.J., 1993. Uranium ore deposits.
Éditeur Springer-Verlag, New-York Berlin Heidelberg; 460 pages.

Distribution
des minéralisations Ni-Cu-EGP
dans la Ceinture de Cape Smith
(Orogène d'Ungava) : pistes d'exploration
Daniel Bandyayera et Abdelali Moukhsil
Direction de Géologie Québec
La Ceinture de Cape Smith renferme un potentiel
minéral unique. Cette région du Nord-du-Québec
fait actuellement l’objet d’activités d’exploration
accrues. Les plus récents résultats obtenus par les
compagnies d’exploration en confirment l’excellent potentiel
pour la découverte de nouveaux indices de Ni-Cu-EGP. Jusqu’à
maintenant, l’exploration s’est concentrée davantage
dans le sud de la ceinture. D’autres secteurs de la partie
nord méritent toutefois d’être explorés.
Dans cette optique, le Ministère a récemment défini
des tendances de distribution géologiques (trends)
particulières pour chacune des parties de la Ceinture de
Cape Smith (Bande de Raglan).
| La distribution des minéralisations Ni-Cu-EGP de la
Bande de Raglan montre deux « trends »
distincts : le « trend »
nord et le « trend » sud. Le
« trend » nord est nettement
plus riche en nickel que le « trend »
sud, qui pour sa part se distingue par ses teneurs élevées
en platine et en palladium. Les deux « trends »
se distinguent également sur le plan des rapports Ni/Cu.
Alors que ce rapport est de 1 pour le « trend »
sud, il varie de 2 à 54 dans le « trend »
nord. |
 |
Il est possible d’envisager que les minéralisations
des deux « trends » ne soient pas
reliés génétiquement par le même système
de dykes nourriciers. Les magmas associés aux minéralisations
du « trend » nord sont plus primitifs que ceux rattachés
aux minéralisations du « trend »
sud.
 |
Le « trend » nord
est formé par les indices Ni-Cu-EGP de l’horizon
Raglan situés à l’interface entre les groupes
de Povugnituk et de Chukotat. Il englobe un chapelet de 19 lentilles
de sulfures massifs dont les plus importants sont les dépôts
Katinniq, Donaldson et Lac Cross. Ces dépôts sont
observés à la base des unités de laves
komatiitiques, ou associés à des cumulats ou à
des sills ultramafiques qui recoupent le Groupe de Chukotat.
Les teneurs en nickel sont généralement élevées.
|
Elles atteignent par endroits 8 % sur une
dizaine de mètres d’épaisseur. Les teneurs en
cuivre sont par contre très faibles. Elles s’élèvent
rarement à 1 %. Quelques échantillons des sulfures
massifs ou disséminés montrent des moyennes de 3 g/t
Pd et 1,3 g/t Pt. Selon la classification des gîtes
de sulfures magmatiques, le « trend »
nord correspond au type de gîtes de sulfures magmatiques à
Ni-Cu dominants.
Le « trend » sud
est associé essentiellement à des filons couches
différenciés de péridotite-pyroxénite-gabbro
et occasionnellement à des dykes nourriciers relativement
zonés de composition péridotitique ou gabbroïque.
Il englobe plusieurs indices minéralisés dont
les plus importants sont Mesamax, Expo-Ungava, TK et Méquillon.
La minéralisation est essentiellement formée
de sulfures disséminés et semi-massifs, et occasionnellement
de sulfures massifs, localisés à la base des
intrusions. |

|
|
On observe par endroits une alternance entre les sulfures
massifs et les sulfures disséminés, ce qui suggère
un processus épisodique pour ces minéralisations,
associé probablement à différentes venues
de magma. La pentlandite grossièrement grenue forme
plus de 20 % des sulfures observés. Cependant,
il ne semble pas y avoir de différences de teneurs
en Ni-Cu-EGP entre la minéralisation à sulfures
grossièrement grenus et la minéralisation finement
grenue. |
Les sills ultramafiques à mafiques sont intercalés,
par endroits, entre des niveaux de métasédiments.
Il n’est donc pas rare de trouver une section de forage
avec plusieurs niveaux de sulfures massifs. La poursuite d’un
forage en profondeur peut souvent dépendre de la présence
de stockwork de sulfures dans ces métasédiments
(T. Keast, communication personnelle). |

|
 |
Contrairement au « trend »
nord, les teneurs en nickel du « trend »
sud dépassent rarement 3 % Ni, alors que le
cuivre se maintient souvent au-dessus de 4 % sur 6 m par endroits,
y compris des intervalles de 8 % sur 0,5 m. En termes
d’analyse par échantillon individuel, les rapports
Ni/Cu sont constants et tournent autour de 1. De même,
les rapports Pd/Pt relativement constants, autour de 4,
dans les minéralisations massives ou disséminées
passent abruptement de 15 à 20 dans les
niveaux plus riches en Cu et en Pd. On observe également
une corrélation positive entre le Cu et le Pd. |
Les valeurs les plus élevées en Pd
(> 10 g/t) sont généralement associées
à une minéralisation riche en Cu. La présence
de la chalcopyrite massive sous forme de veines ou de minces niveaux
centimétriques suggère qu’il s’agit des
remobilisations hydrothermales du Cu et du Pd à partir des
minéralisations primaires magmatiques.
Ainsi, certains gîtes de sulfures magmatiques
du « trend » sud, à faible
teneur en nickel, pourraient devenir viables économiquement,
grâce à leurs teneurs élevées en Pt et
en Pd. Des analyses systématiques de ces deux éléments
sont donc fortement suggérées pour le « trend »
sud, même sur des sections où les teneurs en nickel
sont très faibles.

Minéralisations
aurifères : du nouveau dans la Ceinture d'Urban-Barry
Pierre Rhéaume et Daniel Bandyayera
Direction de Géologie Québec
Géologie Québec a procédé
à des travaux de vérification ponctuels durant l’été 2005
dans la Ceinture d’Urban-Barry (CUB), notamment dans le secteur
des lacs Windfall et Rouleau. Au cours de ces travaux, de nouveaux
décapages et des sondages récents ont été
examinés afin de préciser le contexte géologique
des minéralisations aurifères pour lesquelles ce secteur
est connu. L’examen préliminaire des données
recueillies fait ressortir de nombreuses similitudes entre les minéralisations
aurifères du secteur du lac Windfall et les gîtes épithermaux
de métaux précieux.
Ces travaux confirment les études antérieures
et soulignent que la CUB a vu le développement de plusieurs
types de minéralisation aurifère étalé
dans le temps. Plus particulièrement, l’hypothèse
d’un large système épithermal dans les roches
felsiques et intermédiaires des membres de Windfall et Rouleau
a d’importantes conséquences pour l’exploration,
en raison des éléments suivants.
- La minéralisation de type épithermal observée
à ce jour est associée à une altération
reconnaissable marquée par une silicification, une carbonatation,
l’ajout de potassium, le lessivage du sodium et la présence
de tourmaline. Cette signature, visible sur le terrain, permettra
de guider l’exploration.
- Les effets de ce système épithermal se retrouvent
dans une large enveloppe affectant des roches diversifiées.
Cette empreinte hydrothermale est notamment (mais pas exclusivement)
exposée dans le secteur des lacs Windfall et Rouleau et
du lac aux Loutres. L’exploration des gîtes épithermaux
de métaux précieux devra tenir compte de ce volume
de roches altérées.
- Le style structural de la CUB, marqué par des plis à
double plongée et l’imbrication structurale du sud
vers le nord, est propice à la découverte d’extensions
des unités altérées les plus intéressantes.
Ces extensions pourraient être localisées à
faible profondeur en sous-surface.
Localisation et contexte géologique
La CUB est située à 100 km
au sud de Chapais (figure 1). Elle est principalement formée
de roches volcaniques et s’étend sur 135 km d’ouest
en est, du lac Wilson au Front du Grenville. La CUB montre un grain
structural principalement E-O, marqué par des plis à
double plongée et des failles E-O induisant des chevauchements
vers le Nord (figure 2). On y note de nombreux ensembles de roches
volcaniques felsiques, dont les membres de Novellet (2 714 Ma),
de Freeman (2 701 Ma), de Windfall (2 718 Ma),
de Rouleau, de Chanceux (2 727 Ma) et de Fecteau (2 791 Ma).

Figure 1
Localisation de la Ceinture d’Urban-Barry.
|

Figure 2
Géologie simplifiée de la Ceinture d’Urban-Barry.
|
Les secteurs examinés en 2005 touchent
principalement les membres de Windfall et de Rouleau, là
où de nombreuses compagnies d’exploration, dont Ressources
Murgor Inc., Noront Resources Ltd. et Beaufield Consolidated Resources
Ltd., sont actives depuis plusieurs années. Les décapages
et les sondages du secteur Windfall montrent des stockworks de pyrite
recoupant un complexe de sills de porphyre quartzo-feldspathique,
des andésites et des tufs felsiques. Ces stockworks (figures
3a et 3b) sont généralement peu déformés
et ont retourné des teneurs en or supérieures à
10 g/t Au. Le ratio Au/Ag dans les échantillons
prélevés en 2005 est élevé, de
l’ordre de 1/1 et la roche encaissante montre une altération
souvent intense caractérisée par une silicification,
une carbonatation, un gain de potassium ainsi que par un lessivage
du sodium. La pyrite contient aussi des aiguilles de tourmaline,
formant localement des brèches à ciment de tourmaline
comparables à celles du secteur du lac
aux Loutres.
|
|
Figure 3a
Échantillon du sondage NOT-4-27
qui provient d’un intervalle aurifère montrant
un stockwork de pyrite dans une zone intensément silicifiée.
|
Figure 3b
Détail de la zone dans l’encadré en A
montrant les cristaux de tourmaline brunâtre à
section triangulaire dans la pyrite. L’échantillon
est offert par Noront Resources Ltd. |
L’information disponible à ce jour
suggère qu’il s’agit d’une minéralisation
antérieure à la déformation et de caractère
syn-volcanique. Le caractère précoce de la minéralisation,
le développement de stockworks à pyrite-or dans des
zones silicifiées au sein d’une auréole d’altération
potassique et le ratio Au/Ag proche de 1 permettent de proposer
que ces minéralisations appartiennent à un large système
épithermal ou à la cheminée d’altération
d’un système exhalatif volcanogène aurifère.
La présence de quantités importantes
de tourmaline disséminée (1 à 2 %)
et de pyrite a aussi été notée dans des tufs
intermédiaires à l’ouest du lac Rouleau, au
sud du secteur Windfall (NAD 83 –18 - 454587E -
5431846N). Ces tufs coïncident avec un haut magnétique
plissé qui peut être suivi sur quelques kilomètres.
Le secteur du lac Rouleau, peu exposé, a
été surtout investigué par les carottes de
forage, lesquelles font présentement l’objet de travaux
de lithogéochimie visant à caractériser cette
unité importante. Les roches du Membre de Rouleau vues en
sondage sont principalement des tufs intermédiaires à
lapilli ou à blocs. Nous avons noté une importante
altération en carbonate, localement associée à
un cisaillement ainsi qu’à des veines de quartz et
des grains d’or visibles. Les travaux antérieurs rapportent
des réserves de 544 000 à 7,2 g/t Au.
Les indications préliminaires sont compatibles avec une minéralisation
aurifère filonienne de type mésothermal.

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Deux utilitaires servent à transposer les
données d’analyses géochimiques provenant du
SIGEOM dans un format de tableau facile à consulter. Il s’agit
des modules « TanspoLithSIG »
qui traite les analyses de roche et du module « TranspoSedSIG »
qui traite les analyses de sédiments de l’environnement
secondaire.
Les modules « TranspoLithSIG »
et « TranspoSedSIG » sont disponibles en format
Access 97 ou Access 2002 en s’adressant au :
Centre de service des Mines
Téléphone : (418) 627-6278 (région de Québec)
1 800 363-7233 (sans frais au Canada)
Courriel : service.mines@mrnf.gouv.qc.ca

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