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L'exploration diamantifère au Québec
Coup d'il sur la situation
James Moorhead et Marc Beaumier
Géologie Québec
| Le Québec est actuellement un pôle
d'exploration majeur au Canada pour le diamant. Depuis l'annonce,
le 17 décembre 2001, de la découverte
de kimberlites diamantifères par le partenariat SOQUEM/Ashton
dans le secteur Renard, au nord des monts Otish, les activités
d'exploration diamantifère ont connu un véritable
essor. Depuis, environ 44 000 demandes de claims ont
été faites. Ces claims couvrent une surface de
1,6 million d'hectares. En résumé, un montant
approximatif de 5 M$ a été dépensé
uniquement en coûts d'acquisition pour les propriétés
reliées à l'exploration diamantifère. |
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Le ministère des Ressources naturelles du Québec a contribué
de façon considérable à cet essor. À cet
effet nous pouvons mentionner les études suivantes :
- Études pétrographiques et géochimiques
de dykes (Gittins, Hewins et Laurin,1975);
- Inventaires de minéraux indicateurs dans les eskers (Beaumier
et al.,1993) et dans les tills de l'Abitibi (LaSalle et al.,1986
et Beaumier et al.,1994);
- Travaux d'orientation au Témiscamingue sur la réponse
de la géochimie des sédiments de ruisseaux dans
le secteur de pipes kimberlitiques (Beaumier et al.,1993), afin
de mettre au jour des secteurs d'intérêt pour l'exploration
de kimberlites(Beaumier et al.,1994).
Parmi les études plus récentes, mentionnons :
- Études sur les caractéristiques et les contrôles
structuraux des kimberlites du Québec, qui ont permis de
définir quatre secteurs propices à la localisation
de nouveaux champs de kimberlites (Moorhead et al., 1999, 2000).
Des travaux d'exploration ont permis depuis lors de mettre au
jour des kimberlites ou des minéraux indicateurs dans trois
de ces secteurs.
- Découverte de dykes de lamprophyre ultramafique dans
la région du lac Aigneau, dont certains s'apparentent aux
kimberlites (Berclaz et al., 2000; Lemieux et al., 2001), dans
le cadre d'un projet de cartographie dans le Grand-Nord
québécois. Des claims ont été jalonnés
sur ces dykes.
- Étude de potentiel minéral fondée sur une
compilation de linéaments de télédétection
et de géophysique dans la région du Grand-Nord.
Cette étude a permis de cerner des zones d'intersection
de linéaments qui peuvent être propices à
la mise en place de kimberlites (Labbé, 2000).
- Études de caractérisation géochimique des
sédiments de fond de lac dans le Grand-Nord
québécois. Ces étudess ont pour but de cerner
des régions-cibles pour l'exploration diamantifère
(Beaumier, 2000).
- Études pétrographiques et minéralogiques
sur la kimberlite du lac Beaver appartenant au champ d'Otish (Bernier
et Moorhead, 2000; Girard, 2001). Ces études ont permis
d'identifier la nature hypabyssale de l'intrusion ainsi que la
composition des minéraux accompagnateurs.
- Étude des phases d'écoulement glaciaire qui s'effectuent
simultanément durant un levé d'échantillonnage
de till ou d'eskers. Ces études visent l'identification
de minéraux indicateurs de kimberlites. Le travail est
effectué conjointement avec la Commission géologique
du Canada et s'inscrit dans le cadre de son programme de levé
cartographique du Grand-Nord (Beaumier et al., 2002,
Beaumier et al., 2001; Parent et al., 2002). Dans deux sites au
nord du lac Bienville, les échantillons prélevés
dans les eskers contiennent de la picroilménite. Plusieurs
claims ont été jalonné dans cette région
à la suite de la divulgation des résultats au congrès
du PDAC à Toronto, en mars 2002.
Références
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