Accueil
Nouvelles brèves
Événements
Nouvelles publications
Numéros précédents
Abonnement
Pour nous joindre
English





février 2002
 


Bilan et faits saillants de l'industrie minière en 2001

La majorité des analystes avait prédit que l'économie mondiale subirait un ralentissement en 2001. Cependant, celui-ci s'est avéré beaucoup plus important que prévu. Le ralentissement de l'activité économique, d'abord entamé aux États-Unis, s'est étendu à presque toutes les régions du monde. Ce ralentissement, déjà perceptible avant les attentats terroristes du 11 septembre, s'est amplifié depuis, de sorte que les révisions à la baisse des prévisions de croissance pour 2001 ont été supérieures à ce qu'elles auraient été autrement, et ce, à l'échelle mondiale. C'est d'ailleurs la première fois depuis vingt ans que les pays de la zone de l'OCDE connaissent un ralentissement économique aussi synchronisé. Le taux de croissance de l'économie mondiale aurait été de 2,4 % en 2001.

Le déclin de l'économie américaine, qui a débuté au troisième trimestre de 2000, s'est accentué considérablement cette année. À ce chapitre, la production industrielle a poursuivi sa décroissance, tandis que les investissements des entreprises et les exportations se sont fortement contractés. L'économie des États-Unis a été particulièrement touchée par la chute de la demande de biens liés aux technologies de l'information et des communications. Les événements du 11 septembre, quant à eux, sont venus ébranler la confiance des agents économiques, notamment celle des consommateurs dont les dépenses demeuraient alors le principal moteur de l'économie américaine. Les États-Unis, après leur plus long cycle d'expansion, ont vu leur PIB réel se contracter de 1,3 % au troisième trimestre, et le National Bureau of Economic Research (NBER) annonçait, le 26 novembre, que le pays était officiellement en récession. Pour l'ensemble de 2001, la croissance du PIB réel est estimée à 1,1 %.

La croissance dans la zone euro, qui manifestait déjà des signes de fléchissement à la fin de 2000, a été touchée plus solidement que prévu. La demande intérieure, surtout au chapitre des investissements, s'est affaiblie, tandis que ses exportations ralentissaient. D'ailleurs, la croissance du PIB réel aux deuxième et troisième trimestres n'a été que très légèrement supérieure à zéro. Les attentats terroristes ont détérioré davantage la situation économique de la zone euro, qui devrait pouvoir éviter, néanmoins, la récession.

Le Japon, quant à lui, est entré en récession, et ce, pour la troisième fois au cours des dix dernières années. En fait, l'économie japonaise est au ralenti depuis la mi-2000, en raison de l'affaissement du secteur des technologies de l'information et des communications ainsi que de la baisse de la demande extérieure. Le Japon est également aux prises avec d'importants problèmes structurels, dont un endettement public fort élevé et un secteur bancaire affecté par d'énormes pertes sur prêts.

Dès le quatrième trimestre de 2000, l'activité économique était en déclin au Canada. Ainsi, la croissance de l'économie canadienne a été grandement affectée par le fléchissement de ses exportations, principalement vers les États-Unis. Les dépenses des ménages, quant à elles, sont demeurées relativement élevées, tandis que l'investissement des entreprises, surtout en machines et matériel, a chuté. Après la contraction de son PIB au troisième trimestre, attribuable en partie aux attentats terroristes, le Canada, selon la plupart des prévisionnistes, pourrait bien être entré aussi en récession. Pour l'ensemble de l'année, le PIB réel du Canada devrait croître d'environ 1,3 %. Pour sa part, le Québec ne pouvait échapper aux répercussions des difficultés de ses deux principaux partenaires commerciaux, les États-Unis et le Canada. D'ailleurs, l'économie québécoise, grandement affectée par la chute de ses exportations vers les États-Unis, notamment dans le domaine des technologies de l'information et des communications, est passée près de la récession au premier semestre. Le taux de croissance du PIB réel du Québec devrait se situer à 1,1 % en 2001.

Ce fort ralentissement de l'économie mondiale a évidemment réduit la demande de la plupart des substances minérales, contribuant à gonfler les inventaires et à déprimer des prix qui avaient déjà amorcé un repli dans les derniers mois de 2000. Ce fut notamment le cas des métaux usuels, dont les prix moyens en décembre 2001 étaient inférieurs de plus de 20 % à ceux enregistrés au cours du même mois de l'an dernier. Par contre, l'or a constitué une exception, en raison des événements du 11 septembre, mais la hausse de son prix fut, somme toute, relativement limitée.

Perspectives 2002

La reprise de l'économie mondiale sera largement tributaire de la performance des États-Unis. Or, selon la plupart des prévisionnistes, la récession aux États-Unis sera brève. En effet, le fort assouplissement de la politique monétaire en 2001 ainsi que la mise en œuvre d'importantes mesures budgétaires de la part du gouvernement, tant au plan de la fiscalité que des dépenses, devraient permettre à l'économie américaine de se redresser graduellement au premier semestre de 2002 pour prendre pleinement son envol en deuxième moitié d'année, dans la mesure, évidemment, où le contexte géopolitique et le climat de confiance ne se détériorent pas davantage. Ainsi, le taux de croissance du PIB mondial devrait se situer aux environs de 2,5 %.

L'assouplissement de sa politique monétaire, jumelé à une forte reprise aux États-Unis devrait permettre à l'économie de la zone euro de reprendre de la vigueur d'ici la fin de 2002. En ce qui concerne le Japon, non seulement la récession se poursuivra au premier semestre, mais la reprise ne s'effectuera vraisemblablement pas avant la fin de l'année. Or, cette dernière ne se fera qu'à la condition d'un redressement préalable aux États-Unis ainsi que d'un règlement des problèmes structurels de l'économie japonaise. Les économies canadienne et québécoise bénéficieront évidemment de la reprise anticipée aux États-Unis, mais aussi de facteurs internes, notamment de l'ensemble des instruments macroéconomiques adoptés par les deux paliers de gouvernement. Elles devraient donc renouer progressivement avec la croissance en première moitié d'année.

En 2002, la demande de produits minéraux profitera de la reprise de l'économie mondiale. Les prix des métaux usuels devraient amorcer un redressement, tout particulièrement au deuxième semestre. Toutefois, la vitesse et la vigueur de ce redressement seront aussi largement tributaires du processus d'ajustement de la production à la demande.


















Retour vers le haut de la page

Retour à la page précédente