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Faits saillants
- Le 7 octobre 2010, la raffinerie Shell a fermé ses portes au Québec. Celle-ci avait une capacité de raffinage de 130 MB/J ce qui équivalait à 24,6 % de la capacité totale de raffinage du Québec en 2009.
- Au 31 décembre 2010, la capacité de raffinage des deux raffineries québécoises, Suncor et Ultramar, s’établissait à 405 barils par jour.
- L’essence demeure le principal produit de raffinage du pétrole brut au Québec. Elle représente 44,1 % de la production totale de produits pétroliers énergétiques. Le carburant diesel vient au deuxième rang, sa part s’élevant à environ 29,4 %.
La capacité de raffinage au Québec (2010)
| Source : |
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. |
Explication du graphique
En 2010, deux raffineries étaient en activité au Québec. Il s’agit des raffineries de Suncor à Montréal (anciennement Pétro-Canada) (140 MB/J) et de la raffinerie Ultramar (265 MB/J), à Lévis.
Le 23 mars 2009, Suncor et Pétro‑Canada ont annoncé leur fusion; celle-ci est entrée en vigueur le 1er août 2009. La raffinerie de Pétro-Canada porte maintenant le nom de Suncor. La capacité de raffinage de Suncor est passé de 133,8 MB/J à 140 MB/J au mois d’octobre 2010. La raffinerie Suncor détient près de 35 % de la capacité de raffinage au Québec.
La raffinerie d’Ultramar est toujours celle dont la capacité est la plus élevée au Québec (265 MB/J) et représente plus de 65 % de la capacité totale québécoise.
La capacité de raffinage
au Québec et au Canada (1984-2010)
(Format Excel, 359 Ko)
| Sources : |
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et Canadian Association of Petroleum Producers. |
Explication du graphique
À la suite des deux chocs pétroliers des années 70, la consommation de produits pétroliers au Québec a chuté, les raffineries québécoises se retrouvant alors avec des capacités de production excédentaires. En fait, quatre raffineries québécoises ont fermé, entre 1980 et 1986, entraînant une chute importante de la capacité de raffinage au Québec.
Depuis le milieu des années 80, la capacité de raffinage du Québec connaît une tendance à la hausse. En 2010, à la fin des activités de raffinage de Shell au Québec, la capacité de raffinage est passé de 528,8 MB/J à 405 MB/J, ce qui équivaut à une baisse de 23,4 % par rapport à 2009. Du même coup, la part du Québec dans la capacité de raffinage du Canada est passée de 24,3 % à 20,2 %.
La production de produits pétroliers énergétiques (1984-2009)
(Format Excel, 362 Ko)
| Sources : |
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et Statistique Canada. |
Explication des graphiques
En 2009, la production totale de produits pétroliers énergétiques s’est élevée à 149,9 millions de barils, soit environ 23,8 milliards de litres. À titre comparatif, pour la même année, la consommation totale de produits pétroliers au Québec a été de 17,4 milliards de litres.
De 1986 à 2007, on a observé une tendance à la hausse de la production totale de produits pétroliers énergétiques au Québec, ce qui contraste avec la chute brutale de la production entre 1980 et 1986. De plus, la structure de la production québécoise de produits pétroliers énergétiques a connu des changements importants au cours des 25 dernières années.
En 2009, la production totale de produits pétroliers énergétiques a diminué de 1,74 % par rapport à 2008. Le mazout léger, le kérosène et le mazout lourd sont les produits ayant enregistré les baisses les plus importantes, soit 28,78 %, 28,20 % et 23,19 % respectivement. L’essence est le seul produit a avoir connu une hausse de la production considérable (+ 7,22 % par rapport à 2008). Pour sa part, la production de carburéacteur
(- ,89 %), de carburant diesel (+ 0,35 %) et de gaz de distillation (+ 0,25 %) est restée relativement stable.
L’essence (44,1 %) et le carburant diesel (29,4 %) sont les produits pétroliers énergétiques les plus importants dans la production au Québec. Le mazout lourd (8,7 %), le carburéacteur (4,1 %), le gaz de distillation (3,7 %), le mazout léger (3,2 %) et le kérosène (2,9 %) se partagent le reste de la production.
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